Les aventures de Maximilien Picoux – VII –

Enfin des Victoires !

  • mercredi 21 août 2019

 

Photo : Didier Fourez

Ne rien lâcher. Toujours y croire et persévérer. Des phrases que l’on entend souvent, que l’on se dit parfois soi-même également. Elles semblent anodines, banales. Lorsqu’on tombe encore et qu’on se relève une fois de plus, quand on passe juste à côté d’un objectif… on ne dirait que des mots assemblés. Et quand enfin, vient la délivrance, ces citations prennent tout leur sens !

Après tant de kilomètres endurés, des efforts à ne plus compter, des blessures en tous genres bravés, Maximilien Picoux, qui évolue toujours au VC Rouen 76 va nous raconter ces moments si espérés, qui sont devenus réalité.

 

 

  •  Enfin la délivrance ! Bravo pour tes deux premières victoires de la saison Max ; on est ravies pour toi ! Avant de nous les détailler, revenons globalement sur ta première grosse partie de saison. Comment se sont-t-ils passés pour toi ? …

La première partie de saison s’est relativement bien déroulée, j’ai été un peu moins constant que l’an dernier mais j’ai aussi dû travailler un peu plus pour les autres. J’ai quand même réussi à sortir de beaux résultats comme une 8ème place en Coupe de France et deux victoires.

 

  • Ainsi que pour le VC Rouen 76 ?

Le VC Rouen fait une très bonne saison mais je pense qu’avec un peu plus de réussite, l’équipe aurait encore plus de victoires et surtout une meilleure place au classement de la CDF (seul point noir de la saison jusqu’ici).

 

  • Allez raconte-nous ! Ta première victoire d’abord, c’était lors de l’Essor Breton ; et en plus tu y as fait un numéro ?

C’est ça ! Sur la demi-étape Brest-Ploudaniel à un tour de l’arrivée sur le circuit local, j’ai lancé une offensive seul et j’ai tout de suite pris 15 secondes d’avance. Après, il a fallu tenir pendant six kilomètres ! D’ordinaire j’aurais attendu le sprint, mais le dernier virage en descente sous la pluie ne me convenait pas ; j’ai donc tenté l’aventure solo.

 

  • Qu’as-tu ressenti lorsque tu as enfin pu lever les bras, qui plus est le doigt pointé vers le ciel ?

Seul en tête avec peu d’avance, j’avais souvent la tête dans le guidon… Et je voyais là, celle de mon gros qui me souriait collé sur mon cadre… ça m’a donné une force supplémentaire, une envie de me surpasser ! Forcement quand j’ai pu savourer ma victoire, j’ai pointé le doigt au ciel et j’ai partagé ça avec lui. J’ai dit à tout le monde que je gagnerai pour lui et je l’ai fait.

 

Photo : Camille Nicol

 

 

  • Comment se sont déroulées les semaines d’après ; t’es-tu senti libéré ?

J’ai d’abord mis quelques jours à réaliser et après je n’avais qu’une envie… gagner à nouveau.

 

  • Puis une victoire en a appelé une autre, cette fois à Comines ! Tu nous décris ta journée ?

Comines… Ce jour-là, j’ai mis une éternité à me décider de partir à la course ! Je regardais le Tour de France, l’étape de Tignes où il y a eu l’éboulement, j’étais captivé ! À moins de 30 minutes du départ, j’étais encore sur mon téléphone à regarder le direct ! Bref j’ai fini par partir… sans stress je connaissais les mecs forts j’ai suivi, je ne me suis pas affolé, j’ai fait les bon efforts quand il fallait et dans les derniers tours on s’est retrouvé à trois devant…

Ma compagne est venue m’encourager ce jour-là. Je n’avais encore jamais gagné devant elle! Au son de la cloche j’étais serein, je me suis dit : « je vais gagner pour elle cette fois-ci »… Pas besoin de dire qu’un tour plus tard, elle sautait de joie quand je passais la ligne en la pointant du doigt.

 

Photo : L’avenir Wallonie Picarde

 

 

  • Comment te sens-tu depuis ?

Je me sens serein, je sais que je suis capable de gagner et j’en profite pour courir libéré !

 

  • Et comment envisages-tu l’avenir ?

Je vis au jour le jour… Pour monter chez les pros, on m’a d’abord dit que j’étais trop jeune, puis que je manquais de résultats en épreuve UCI. Quand je suis parvenu à être presque tout le temps dans le top 10 sur les épreuves UCI Classe 2, on m’a dit que je n’avais pas de victoire. Alors voilà, maintenant j’ai 23 ans, je suis capable de prester sur le circuit pro et capable de gagner des courses… On verra bien mais je n’y crois plus comme avant.

 

  • En suivant ton actualité via Instagram, on n’a pas manqué de remarquer que ta compagne et toi avez des animaux de compagnie ! Tu nous les présentes ?

OUI !!! Tout d’abord il y a Patapouf, un petit chat que l’on a recueilli ! C’est un chat hors du commun, il donne la patte et est assez obéissant pour un chat ! Depuis peu, le Gros Dough (Doughy pour les intimes) est arrivé à la maison, c’est un Malinois tout jeune et rempli de vie ! Les deux nous ont d’ailleurs accompagnés dans le Sud de la France en juin dernier. Ce sont mes petits gars, ils nous apportent beaucoup de bonheur.

 

Photo : Ophélie Pierre

 

 

  • Enfin, un petit mot sur les Cycles Picoux, boutique de vélo ouverte récemment par ton père. Comment se porte-t-elle ?

Ça marche plutôt pas mal il faut l’avouer, on s’attendait pas à pareil succès ! Ce n’est que le début de l’aventure, il reste beaucoup à faire, il y a beaucoup de projets en cours mais c’est vraiment sur la bonne voie et on va dire que c’est un juste retour pour tous les investissements que nous y faisons.

 

Photo : Julien Gillebert

 

 

Encore un grand merci à Maximilien Picoux pour ce nouveau mets. Encore toutes nos félicitations pour tes victoires… qui pourraient bien en appeler d’autres !

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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