Les avis et aléas de la vie de Valentin Tabellion

La Passion des deux roues

  • mardi 23 mars 2021

Photo via Xelliss Roubaix Lille Métropole

 

C’est bien connu, le quotidien des cyclistes sont rythmés entre les kilomètres d’entraînements, les déplacements et les courses, avec un accent sur la nutrition comme la récupération. Au-delà de cela, il y a tous les à côtés plus globaux, les moments sans vélo… et les imprévus en tous genres.

Dans ce nouveau Plat, donnons la parole à Valentin Tabellion qui roule sous les couleurs rosées de l’équipe Xelliss Roubaix Lille Métropole et qui nous invite à découvrir son univers.

 

 

 

 

  • Bonjour Valentin, à pile 22 ans, tu as débuté ta première année chez les pros après avoir commencé le vélo à seulement quatre ans ! Comment résumerais-tu la passion que tu as pour ce qui est bien plus qu’un sport ?

Bonjour, le vélo est le sport qui a toujours rythmé mon quotidien depuis que je suis tout jeune. J’ai toujours été passionné par ce sport et je le suis toujours autant qu’à mes débuts.

Je prends toujours du plaisir que ce soit sur la piste ou sur la route, il m’arrive parfois de pratiquer dans les sous bois l’hiver, quand je le peux. Je touche à tout et j’aime la diversité. Le vélo permet également de découvrir plein de nouveaux paysages chaque jour. Je voyage pas mal aussi avec les compétitions internationales et j’aime découvrir différents pays, cultures.

 

  • Parle-nous de tes années précédentes ; quels en sont tes meilleurs souvenirs et faits marquants ?

J’ai commencé le vélo à l’âge de quatre ans, par pure découverte d’un club qui venait de se créer dans ma ville, à Saran. J’ai toujours été licencié à l’USM Saran Cyclisme, de pré-licencié à mes années juniors. Par la suite, je suis parti au Vendée U avant de passer professionnel au sein de Xelliss Roubaix Lille métropole en 2021. Je dirai que j’ai fait mon chemin petit à petit.

Je pense que mes meilleurs souvenirs sont mes titres de Champion de France sur la piste, mes premiers Championnats du monde juniors sur piste et mes podiums en Coupe du monde cette année. Je découvre le haut niveau encore plus chaque année et ça me plaît.

Mon pire souvenir est clairement ma chute lors des Championnats du monde junior à Montichiari (Italie) sur piste. Même si je ne me souviens de rien, c’est la pire période de ma vie de cycliste.

 

  • Te voilà désormais à évoluer au sein de l’équipe Xelliss Roubaix Lille Métropole ! Qu’as-tu ressenti en épinglant tes premiers dossards en tant que pro ?

À ma plus grande surprise, je n’étais pas trop stressé. J’avais une énorme hâte de voir comment ça roule chez les professionnels. J’avais fait un bel hiver, donc je connaissais ma condition physique. Malgré ma chute le premier jour lors de L’Étoile de Bessèges, je me suis vraiment régalé même si j’ai pas mal subi les jours suivant, étant souffrant. J’ai vraiment pris du plaisir et ça m’a conforté dans mon choix de vie. Ça m’a donné envie d’encore plus.

 

  • Hélas, tout ne s’est pas déroulé comme tu l’aurais voulu…

Lors de la première étape de L’Étoile de Bessèges, j’ai chuté à 2,5 kilomètres de l’arrivée. Ça roulait vite, je venais de me relever après avoir effectué mon travail puis le coureur devant moi a un peu trop frotté et perdu l’équilibre. Il a emmené ma roue avant à 60 km/h et je n’ai rien pu et su faire. C’est allé très vite.

J’ai eu une énorme gêne au bras droit pendant trois-quatre semaines, m’empêchant de tenir mon guidon de manière prolongée et donc de le serrer. Je ne pouvais pas faire d’effort car ça m’épuisait.

J’ai réalisé énormément d’examens, j’ai été chez mon Kiné et mon médecin très régulièrement pendant deux semaines pour bien travailler et maintenant, ça va mieux. Je ne ressens plus de gêne. Je pense avoir récupéré comme il faut.

 

  • Comment envisages-tu la suite de la saison ?

Comme je l’ai commencé, c’est à dire en découvrant, en me faisant plaisir et en essayant de performer le plus possible, toujours faire le job à fond pour moi et pour l’équipe. Je n’ai pas d’objectif en particulier sur la route car je ne connais pas les courses.

Sur la piste par contre, il y aura en premier objectif : le mondial en fin d’année où l’équipe a envie de montrer ce qu’on vaut et de faire un gros résultat. Il y aura les Coupes du monde si elles ont lieu et les Championnats d’Europe aussi, qui permettront de voir où l’on se situe.

 

  • En te suivant sur Twitter, on a remarqué que tu aimes bien partager ton avis sur plusieurs sujets. Notamment à propos des nouvelles règles de sécurité de l’UCI. Qu’en penses-tu et quelles améliorations aimerais-tu voir pour assurer la sécurité des coureurs ?

Oui, je suis assez attentif à toutes ces décisions. Je trouve les dernières vraiment pas importantes par rapport à d’autres aspects bien plus dangereux comme les ronds-points à un kilomètre ou moins de la ligne d’arrivée, les terre-pleins centraux sur un final ou des routes non balayées et non contrôlées, où de l’essence pourrait s’y être répandue par exemple.

Les coureurs connaissent les risques qu’ils prennent ; s’ils descendent sur le cadre ou mettent leurs avant-bras juste en appui sur le haut du cintre. Je pense que c’est à chacun d’être soucieux du risque qu’il prend et fait prendre aux autres s’il arrive un accident.

 

  • Quels conseils pourrais-tu donner à ceux qui empruntent les routes à vélo pour s’entraîner comme pour se déplacer ?

Juste d’être attentif à tout ce qui nous entoure. Sur le vélo, on est extrêmement vulnérable. Le danger, ce sont les autres qui nous entourent. Et respecter le code de la route, car énormément de cyclistes grillent les feux rouges par exemple.

 

  • Autre enjeu majeur : préserver l’environnement, même en pleine course ! On a notamment assisté à un jeté collectif de masques au sol lors d’un départ de course… Il y a bien mieux à faire, n’est-ce pas ?

Je n’ai pas forcément d’avis à donner en particulier. Beaucoup de choses sont mises en place en course comme des zones vertes ou des poubelles pour les masques au départ. C’est à chacun d’entre nous d’être responsable. Personnellement, je mets tout ce que je peux dans la poche même en pleine course et j’essaie de ne jamais jeter les bidons là où il n’y a pas une personne.

Je ne regarde pas forcément ce que font les autres, même si les gens qui jettent leurs détritus ça m’exaspère car ce n’est pas le poids d’un emballage qui va changer la course. Il y a quand même de moins en moins de coureur qui ne respecte pas cela.

 

  • Parlons de tes autres passions : quelles sont-t-elles et pourquoi ?

En numéro 1 : la Moto GP. Je suis passionné depuis tout petit. Je dirai même que je préfère regarder un Grand Prix moto à la télévision qu’une course de vélo. J’ai assisté à mon premier Grand Prix à l’âge de cinq ans. Et j’y suis retourné une bonne douzaine de fois au moins. Je regarde tous les Grands Prix dès que possible. D’ailleurs, je rêve de pouvoir réaliser un tour du monde un jour en allant voir tous les GP de l’année. Un petit rêve un peu fou, mais qui me plairait énormément !

Ensuite, j’aime passer du temps avec ma famille. C’est important pour moi de voir mes parents, sœurs et frère. Ils me soutiennent toute l’année dans tout ce que je fais.

De plus, j’aime la photo. C’est quelque chose que j’ai toujours aimé depuis petit. En vacances ou en voyage, je prends très régulièrement des photos car j’adore ça. Enfin, j’aime profiter de la vie comme tous jeunes qui se respectent et j’adore voyager, découvrir de nouveaux pays, nouvelles cultures.

 

  • Justement, pour conclure ce mets, voyageons un peu ! Comment valoriserais-tu ta région, les endroits visités qui t’ont le plus marqués et ceux que tu aimerais découvrir ?

J’ai toujours vécu en région Centre, donc je connais bien. Mais ce n’est pas là où il y a le plus à découvrir pour moi. Ma région de cœur, ce sont les Alpes car j’y ai passé toute mes vacances quasiment depuis petit. J’adore la montagne, surtout l’été. J’essaie d’y aller une fois par ans car j’adore le cadre, le mode de vie. C’est ressourçant, reposant et il y a énormément d’activités à faire.

J’ai découvert beaucoup de pays avec le vélo. J’adore l’Italie ; la Toscane c’est super joli. Mais la ville qui m’a marqué c’est Hong-Kong. Les gens sont hyper respectueux et il y a une énorme diversité entre le cœur de la ville et les alentours. C’était vraiment une belle découverte et j’aimerais y retourner un jour pour découvrir vraiment plus. Il y a aussi une certaine démesure avec tous les gratte-ciels et bâtiment dans la ville.

 

Crédit : Luc C. – Getty Images

 

 

Merci à Valentin Tabellion pour ce Plat rimant avec Passions et Évasions. On te souhaite de poursuivre tes découvertes à vélo et au-delà tout en continuant de partager tes avis comme tes aventures !

Rédigé par

Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes
Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.