En chemin avec Rémy Absalon

Des résultats, des sorties et des conseils de Pro

  • samedi 3 décembre 2016
  • Bonjour Rémy ! Tout d’abord, félicitations pour ta victoire de la Mégavalanche de La Réunion, qui a eu lieu les 26 et 27 novembre. Peux-tu nous raconter ta course ?

Merci ! Ca s’est plutôt bien passé ! Un départ très moyen quand même où il a fallu tout donner ensuite pour revenir sur Alexandre Sicart et Flo Payet qui avait fait le holeshot. J’ai fait un bon début car je savais que Sicart était un gros prétendant. J’ai pu les rattraper et attaquer direct pour creuser le trou et faire ma course seul en tête.

J’ai ensuite assuré mais en voyant que Jérome Clémentz revenait second, j’ai de nouveau attaqué pour l’éloigner car je savais que si il revenait au contact, il était capable de faire mal.

  • La Réunion doit offrir de beaux reliefs pour pratiquer l’enduro ?

C’est top comme île. Très montagneux et vraiment pas simple en vélo que ce soit sur route ou en VTT. Tout est dur, raide et cassant, mais quand on y est préparé, c’est le top de rouler dans de tels endroits, sur la roche volcanique, dans la jungle, les cannes à sucre…

  • Cette discipline est-t-elle populaire sur l’île ?

La discipline est très populaire là-bas. Tout simplement car le terrain de jeu est idéal. Mais je pense aussi que les Réunionnais n’aiment pas trop monter, donc ils délaissent plus le XC au profit de la DH et l’enduro.

  • Plus globalement, comment s’est passée ta saison ?

La saison s’est plutôt bien passée. Les objectifs principaux ont été plus qu’atteints en gagnant les Mégavalanches de l’Alpe d’Huez et de La Réunion. L’autre challenge était les EWS : je ne suis pas super bien classé au général suite à plusieurs crevaisons donc un peu déçu, mais j’ai fait quelques belles perfs sur des manches comme aux US avec une sixième place.

  • As-tu toujours l’impression d’apprendre de nouvelles choses, de progresser ?

En enduro, on a la chance de progresser dans de supers spots donc de rouler dans des situations toujours différentes. Donc oui, je découvre de nouvelles choses et j’apprends à rouler dans toutes les conditions.

  • Est-ce que tu t’entraînes souvent avec ton frère ? Qu’est-ce que cela vous apporte ?

On s’entraîne souvent ensemble, enfin dès qu’on le peut, surtout en off season ou dans les phases de récupération. La principale chose que ça nous apporte, c’est de partager notre passion et de pouvoir discuter sur le vélo. Ensuite, je pense qu’il progresse techniquement avec moi et de son côté, il m’aide à me dépasser physiquement. Quand j’ai envie de bâcher ma sortie route au bout de deux heures, il me pousse à la finir… et vite !

  • Quels seront tes objectifs pour l’an prochain ?

Pour 2017, les objectifs seront similaires avec les Mégavalanches et EWS, mais peut-être pas toutes les manches afin de pouvoir m’aligner sur d’autres belles courses comme des courses enduro à étapes ou d’autres DH marathon mass start…

  • Parallèlement à ta carrière, tu manages aussi ton entreprise, que tu as co-fondé avec Gwen Fouché. Comment se porte Irwego ?

Irwego se porte bien, toujours à fond dans les stages routes et VTT dés que mon planning le peut, mais aussi de l’événementiel avec l’organisation de l’Enduro des Hautes-Vosges… et de séminaires d’entreprise.

  • Qu’est-ce que cela t’apporte en plus des compétitions ?

Cela me permet de partager mon sport avec les pratiquants via les stages, j’aime ça. C’est aussi un outil pour ma reconversion car il faut penser à la suite. C’est souvent compliqué et ça m’apporte beaucoup de contraintes pour ma préparation, mais en même temps, c’est un stress en moins, en me disant que la suite s’annonce bonne et contrôlée.

  • Quelles sont vos principales futures organisations ?

En 2017, nous organisons toujours le Michelin Enduro des Hautes-Vosges les 3 et 4 juin. On réfléchit aussi à des choses nouvelles pour 2018 et plus…

  • Souhaites-tu faire encore évoluer ta société ? Ou as-tu de nouveaux projets en tête ?

J’ai en effet beaucoup de choses en tête, que je garde pour le moment de côté car je n’ai pas assez de temps avec ma pratique enduro professionnelle. Mais quand je lèverai le pied, ça pourra évoluer (stages à l’étranger, formules plus variées…).

  • Pour finir, quels conseils pourrais-tu donner à ceux qui pratiquent l’enduro ou le VTT pour gérer au mieux la trêve hivernale ?

L’idéal est de commencer par une bonne coupure pour bien se reposer et créer un manque. Ensuite, il faut reprendre tranquillement en essayant de toucher à tous les sports pour garder la forme sans pour autant remonter sur le vélo dès décembre, et surtout pour faire en fonction de la météo. À partir de février, il est temps de s’y mettre plus sérieusement, là aussi en variant les plaisirs si possible avec route, XC, DH, enduro… L’enduro est une discipline qui demande de la polyvalence donc il faut tout faire.

  • Un grand merci à toi ! On te souhaite une belle continuation, pour l’ensemble de tes carrières.

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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