Dans les coulisses de la caravane du Tour de France – 1 –

Première Recette - La préparation des véhicules

  • mercredi 31 mai 2017

Crédit photo : Lucie Hardy

À quelques semaines de l’événement, le Tour de France continue sa préparation afin que tout soit prêt pour le grand départ qui sera donné en Allemagne le 1er juillet prochain. En collaboration avec Lucie Hardy et de l’agence Liliane Fretté communication, nous allons partir à la rencontre de ceux qui œuvrent dans l’ombre pour élaborer la caravane publicitaire. Voici une première recette complète, qui nous plonge dans l’ambiance de la parade de la Grande Boucle.

  • Bonjour Lucie, merci de nous offrir la possibilité de mettre en avant les coulisses de la caravane du Tour. Peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ?

Bonjour ! Et bien j’ai 28 ans et suis pleinement épanouie dans ma vie, en grande partie grâce à mon job que j’adore. Embauchée chez Liliane Fretté Communication à la suite de mon stage de Master 2, cela fait maintenant six ans que je suis attachée de presse.

  • Peux-tu la présenter l’agence et nous décrire ses fonctions, notamment sur la Grande Boucle ?

Elle a été crée il y a plus de 20 ans par une femme pour qui j’ai beaucoup de respect, Liliane Fretté. L’agence se départage en deux départements : un pôle sport et un pôle mode/beauté/luxe. Côté sport, nous sommes présents sur différents événements à échelle variée. Deux fois service de presse du Vendée Globe, nous sommes aussi en charge de plusieurs skippers tout au long de l’année, nous avons géré les relations presse des 24 Heures du Mans, celles du dernier Mondial de handball (remporté par la France en France, un sacré moment !).

Nous sommes fidèles à la Grande Boucle depuis une quinzaine d’années. À l’époque côté équipe sportive, maintenant côté caravane. Notre rôle est d’accompagner les marques présentes dans la caravane, faire en sorte qu’elles émergent et qu’elles s’y retrouvent dans leur investissement.

  • Et toi, quels sont tes rôles au sein de l’agence ?

Je suis chef de projet et attachée de presse. De la recommandation au bilan retombées médiatiques, j’assure le suivi et la mise en place de la stratégie médias imaginée spécialement pour chacun de nos clients. J’aimerais bien pouvoir ajouter une nouvelle corde à mon arc : le digital. In process !

  • Tu es donc passionnée de sport. Quelle place accordes-tu au cyclisme dans ta vie ?

Je m’intéresse à tous les sports et me passionne pour les aventures humaines autour de chaque discipline. J’ai une très bonne connaissance du Tour et de sa mécanique… un peu moins du cyclisme et de ses courses à l’international.

  • En ce mois de mai, tu t’es rendue à l’atelier La Fabrik. Qu’as-tu as retenu de cette visite ?

Que les personnes qui y travaillent sont des magiciens et que j’aimerais pouvoir maîtriser un dixième de leur savoir-faire ! On ne le dit pas assez, mais c’est aussi grâce à eux que le spectacle de la caravane est aussi réussi.

  • Une fois le grand départ du Tour donné, seras-tu présente sur les routes tout au long des trois semaines ?

J’y serai… pour la sixième année. Je représenterai les sirops Teisseire et les jus de fruits Pressade, deux jolies caravanes pleine de peps qui distribueront à elles deux 2 millions de goodies. Générosité et bonne humeur sont les maîtres mots !

  • Pour terminer, as-tu un pronostic/un favoris pour le podium final ?

Oui. Bernard Hinault ne devrait pas être sur le podium. ^^  Non, pas de prono pour que chacun ait sa chance.

  • Un grand merci à toi et à ton agence pour votre collaboration. On se donne rendez-vous très vite pour de nouvelles recettes.

Avec plaisir !

Crédit : Akunamatata

 – Entrée – la parole à Lucie Hardy

 – Plat – Direction l’Atelier La Fabrik avec Simon Bézine

Simon Bézine est responsable de l’atelier La Fabrik. En collaboration avec les agences NovaboxBBN et Liliane Fretté; ce sont eux qui conçoivent les chars de Teisseire, Pressade et Saint-Michel qui défileront dans le cortège qui précéderont les coureurs de la Grande Boucle.

  • Bonjour Simon, et bienvenue Au bon dossard ! Tout d’abord, peux-tu nous en dire un peu plus sur toi ? 

Bonjour, je suis Simon Bézine, j’ai 35 ans et je suis le directeur de l’atelier La Fabrik. J’ai commencé en agence de communication événementielle. Petit à petit, j’ai évolué jusqu’à la partie production atelier/logistique. Après avoir dirigé un atelier pendant cinq ans, j’ai créé La Fabrik.

  • Y-a-t-il quelque chose qui te lie au cyclisme ?

Absolument pas ! C’est arrivé avec un concours de circonstances ; j’ai commencé à travailler pendant deux ans pour une société qui s’occupait de la logistique sur le Tour (barrières…). Ensuite j’ai travaillé dans la caravane publicitaire, puis peu à peu dans la conception de cette dernière. C’est donc plus par rapport à la magie de l’événement qu’au cyclisme que je suis sur le Tour.

  • Comment es-tu devenu responsable de la conception des chars de la caravane du Tour de France ?

Ҫa m’intéressait de coordonner un tas de compétences et de corps de métiers. Moi-même je ne bricole pas et je ne sais pas faire. Par contre, je suis admiratif de tous ces gens qui sont doués de leurs mains et de leur cerveau pour établir tout ce que l’on fait. Ce que j’adore, c’est d’être entouré de toutes ces pointures pour réaliser des décors sur mesure, farfelus, gigantesques et extraordinaires.

  • Quels sont tes rôles et tes responsabilités ?

Mon rôle est purement administratif : gérer la société, le financier, l’aspect commercial… Recruter les gens, gérer les plannings et les clients. Tout cela m’occupe déjà bien !

  • Peux-tu nous nous décrire comment un char est créé ? 

L’idée est de se dire que tout est réalisable, qu’il n’y a pas de limites ! On reçoit un dessin, une 3D au départ, avec des contraintes d’utilisation, budgétaires et de temps. À partir de ce dessin, on commence à se mettre au travail. Soit on a besoin de faire des plans un peu plus élaborés, soit on commence à faire des rapports d’échelle, pour se dire : tel volume fera telle dimension. Ҫa arrive que l’on passe par des étapes de maquettes.

Une fois que l’on est en phase avec tous les éléments, on commence à démarrer la production. On nous livre un véhicule, on l’aménage ; si c’est un petit camion on le découpe, on refait tout le châssis. Ensuite on vient y faire de la menuiserie, de la serrurerie, de la sculpture, peinture, de la sonorisation… . Jusqu’au moment où ils partent de chez nous prêts pour l’exploitation sur le Tour.

  • L’idée de base, c’est vous qui l’imaginez ?

Non. En fait mes clients sont des agences. Ce sont eux qui m’envoient les éléments et qui me disent ce qu’ils veulent. Dans le cadre des appels d’offres, on travaille ensemble sur les avis techniques, budgétaires et on avance ensemble. Ainsi il n’y a pas de surprise à la fin lors de la validation.

  • Comment est réparti le financement ?

L’agence vend un budget global à l’annonceur, et moi dans ce budget j’établis les devis.

  • Combien de personnes transforment les véhicules à tes côtés ? Comment sont-t-elles recrutées ?

C’est très variable : cela dépend des compétences dont j’ai besoin à l’instant T. En ce moment il y a vingt personnes, dont une dizaine pour le Tour. Elles sont recrutées par connaissance, par bouche à oreille. Il y a un certain nombre d’atelier comme nous qui sont sur le marché. Les gens naviguent et on partage tout ça avec du réseau.

  • Parlons un peu écologie : y-a-t-il des dispositions ou des normes à respecter pour que la fête soit la plus respectueuse de l’environnement ? 

Au niveau des véhicules, il y a un cahier des charges réalisé par les organisateurs du Tour, qui précise quels types de véhicules peuvent être utilisés, les normes de pollution… . Ce sont les annonceurs ou les agences qui s’occupent de l’achat des véhicules donc de cet aspect-là.

Concernant les décors, on n’a pas de contraintes particulières. On utilise des matériaux plus ou moins nobles : du bois, de l’acier, de la résine, de la peinture à l’eau. Jusque là nous ne sommes pas dans une démarche environnementale très poussée. Je pense qu’il y a des éléments à améliorer. Peut-être dans le traitement des déchets derrière. Certains décors ont une durée de vie limitée. Ils devront intégrer à terme une démarche environnementale.

  • Que deviennent les chars après l’arrivée de la Grande Boucle ?

Ce qui sont engagés sur plusieurs années sont stockés. Les autres sont détruis. Cela fait toujours un peu mal mais nous n’avons pas la place pour les stocker.

  • Une fois les véhicules fin prêts et le départ donné,  quelles seront tes responsabilités ?

J’assure une assistante technique pendant toute l’épreuve : je pars avec un décorateur, un technicien du son et un mécano. On a un fourgon aménagé et on fait l’assistance en cas de problème, de réglage de casse… . On essaie d’intervenir le plus rapidement possible sur les véhicules dont on a la charge.

  • As-tu le temps de t’intéresser à la course ?

Non, on n’a pas beaucoup de temps. Les journées sont intensives. On écoute juste la radio.

  • Un grand merci à toi ainsi qu’à Lucie Hardy et à son agence pour nous partager les coulisses de la caravane.

– Dessert – Galerie photos du montage des chars à La Fabrik

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Crédit : S. Bézine

Crédit photos : Lucie Hardy

On vous dit à très bientôt pour la suite des coulisses de la caravane !

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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