La Gazette de Lucas Papillon – Étape 5

Étape 5 - De l'esprit dans une équipe

  • jeudi 8 octobre 2015

Après un été chargé entre vélo et examens, c’est avec plaisir que nous retrouvons Lucas Papillon, toujours coureur au CR4C Roanne pour la cinquième étape de sa Gazette.

 Commençons cette nouvelle étape par un petit retour en arrière. Comment s’est passé la fin de ton été ?

Plutôt bien. J’ai gagné mi août, je tournais autour depuis un bout de temps donc ça m’a bien soulagé. Ma dernière course à étapes, les 4 jours des As en Provence s’est soldé par une 4ème place au général et par la première place du classement Espoirs. Je suis content de voir que malgré que j’ai fait une saison pleine (cela va me faire 70 jours de course pile), je ne baisse pas de régime. J’ai encore fait deux podiums en ce début octobre.

  • Quelles ont été les courses les plus importantes des deux derniers mois ?

Les 4 jours des As en Provence donc, car c’était la dernière à étapes. Et la France de l’avenir, très frustrant pour ma part car un coureur m’a arraché les rayons de ma roue à l’avant dernier tour me mettant alors hors jeu.

  • En dehors des compétitions, il y a aussi le simple fait de prendre du plaisir à rouler. Quelques anecdotes récentes à nous raconter ?

En effet, je prends beaucoup de plaisir sur mon vélo au quotidien. Le simple faire de faire une foncière, j’adore ! C’est pour cette raison que j’aime la préparation hivernale et faire des heures sur mon vélo.

Sinon, j’en fais moins en saison, mais j’adore faire des exercices de seuil quand je prépare un objectif, c’est vraiment un exercice que j’adore, paradoxalement au fait que c’est assez difficile à faire.

Récemment pour maintenir la motivation à l’entraînement, j’essaye d’aller dans des coins que je ne connais pas. La semaine dernière avec un coéquipier de Roanne, on est allé monter le col du Béal en Auvergne. Un peu loin mais c’est divertissant. Bon on s’est un peu perdu et cela nous a fait rouler pendant six heures mais c’était bien marrant !

  • Parlons un peu de l’esprit d’équipe entre les coureurs. Comment se passent les différents moments d’une saison au sein d’un club comme le CR4C Roanne ?

À Roanne, on est chanceux. Il y a un très bon état d’esprit sur et à côté du vélo. Sur le vélo, cela tire tout le monde vers le haut, si on arrive tous à marcher, c’est justement parce que l’on a créé cette émulation positive au sein de notre groupe. On se connaît bien, chacun connaît les capacités et les atouts des autres et on arrivent toujours à mettre en place quelque chose pouvant mettre en avant une individualité, voir le collectif entier. Tout le monde y trouve son compte, cela se goupille vraiment bien.

Et bien sûr, ça passe par l’à côté. C’est toujours agréable de se retrouver le week-end. L’ambiance est toujours super bonne et saine. Par exemple, les soirs de course on va souvent faire un resto entre coureurs.

En ce moment notre truc c’est le Uno, on est même arrivé à y jouer à 30 minutes du départ de Paris-Vierzon !

  • Au delà des relations entre les coéquipiers, il y a aussi les membres qui vous entourent. Que vous apportent-t-ils en plus de leurs fonctions « officielles » ?

Bien sûr il remplissent leur rôle de directeur sportif sur les courses les week-end. Mais au delà ils peuvent beaucoup nous apporter. Nous conseiller pour tel ou tel choix de course ou d’entraînement, nous mettre en confiance et nous apprendre de leur expérience, notamment sur les débriefings de courses que l’on peut faire parfois à froid durant la semaine. Quand ont est nouveau, il peuvent aussi nous faciliter l’intégration dans l’équipe. Je pense qu’ils sont essentiels au bon vivre du groupe également. A Roanne, il y a une bonne proximité avec les directeurs sportifs, c’est un réel atout.

  • Qu’en est-t-il des relations avec les coureurs des autres équipes ?

Chacun d’entre nous à des potes dans d’autres équipes. Et puis il y a les anciens coéquipiers d’une ancienne équipe que l’on recroise aussi. C’est plaisant, ça permet d’aller faire des vannes ou de plaisanter avec la concurrence pendant la course par moment, d’avoir des  alliés aussi parfois dans certaines circonstances. Et puis, le vélo est un petit monde, on se connaît bien de manière globale.

  • Entre deux coups de pédales, il y aussi eu tes examens. Pas trop stressé avant le verdict ?

Non, concernant mes examens je ne suis pas stressé. Avec ou sans, les résultats n’arriveraient pas plus vite de toute façon.

D’ailleurs, tout le monde croit que je suis un grand stressé mais pas du tout, c’est juste que je suis un grand perfectionniste et que je veux que les choses soient bien faites alors des fois ça s’apparente à du stress.

  • Quel est ton programme pour le mois d’octobre ? Les dernières courses de la saison ?

Il me reste plus que deux courses : Paris-Tours Espoirs puis une course à Vesdun le lendemain. Ça sent la fin…

On se donne rendez-vous bientôt pour la prochaine Gazette, où nous aborderons un sujet qui devrait plaire aux hommes comme aux femmes !

Rédigé par

Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes
Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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