La Grande Boucle de Vélodyssée de France

Un Tour de France à vélo pour promouvoir les entreprises novatrices

  • jeudi 2 janvier 2020

Au-delà de l’aspect purement sportif, le vélo est avant tout un moyen de transport qui peut servir au quotidien comme pour réaliser de grands projets. Comme par exemple, celui de Tangy Davy, qui va débuter en février 2020 un Tour d’Europe écolo à vélo.

Dans ce nouveau mets, nous allons valoriser l’un de ces supers projets que l’on adore vous partager. Ils sont quatre, ont dix-neuf ans et ils ont envie de faire partie de ceux qui aiment agir pour mettre les bonnes actions en valeur tout en se lançant un sacré défi. Dans quels buts ? Pour quelles valeurs ? Ils vont nous l’expliquer !

 

 

  • Bonjour à vous quatre ; commençons ce mets par les présentations !

Augustin Baconnet – Coprésident de Vélodyssée de France (VDF) : Dans ma jeunesse, je ne vois qu’un seul point de départ que j’ai pu manquer : à six ans, celui du cross de mon établissement, que j’ai eu le malheur d’observer depuis le banc du stade, du fait de mon asthme. Sillonner la France entière à vélo à l’époque relevait purement de l’imaginaire.

Avec Vélodyssée de France, c’est une page qui se tourne pour moi : celle de l’enfance. Désormais, ce qui était un rêve devient une réalité. Le vélo n’a jamais été pour moi une passion mais il était l’instrument, l’outil dont j’avais besoin pour me déplacer dans Bordeaux, d’où je suis originaire. Progressivement, j’ai porté un intérêt majeur pour cette petite machine historiquement française.

Le vélo, c’est un peu pour moi la quintessence de la liberté : je suis maître d’une machine qui en tournant à droite comme à gauche me fera découvrir de nouvelles images sublimes d’une campagne ou d’une ville française. Cette aventure, j’ai décidé de la partager avec mon meilleur ami Marc. Ce n’est que le début. Il reste encore des kilomètres de projet à faire.

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Marc Leblanc – Coprésident de VDF : J’ai toujours eu un goût pour l’aventure, notamment grâce au scoutisme qui m’a fait vivre des expériences inoubliables à travers la France, le Liban ou encore le Togo. Ce goût de l’aventure, j’aime le développer et l’alimenter. C’est pourquoi je suis parti seul à bord du transsibérien en septembre 2019 pour parcourir la Grande Russie d’Est en Ouest. Ce goût de l’aventure, combiné à mon amour inconditionnel pour la France justifie mon engagement dans ce projet aux cotés d’Augustin. VDF c’est deux mois d’aventure, deux vélos, deux amis, un rêve : celui de sillonner la France entière pour découvrir nos entreprises et nos territoires.

 

  • Quels constats aviez-vous établis, qui font que tout a commencé ?

Augustin Baconnet : La majorité des appels qui sont lancés par la plupart des personnalités publiques pour lutter contre le réchauffement climatique et la disparition de nos villages se fait autour d’un message d’alerte et de désespoir. Avec VDF, on a décidé d’aborder le problème autrement. On veut montrer, à notre petite échelle, et sans prétention, ce qui marche, ce dont on peut être fiers.

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Marc Leblanc : Les français sont stéréotypés comme des gens aigris, pressés, désagréables, et mornes. En dormant chaque soir chez l’habitant pendant notre Tour de France, nous voulons prouver que les Français sont ouverts, aimables, bons, accueillants, drôles, et qu’ils savent prendre le temps. Nous voulons prouver que les français ne sont pas aigris mais généreux, et que la France est un beau pays grâce à ses citoyens.

 

  • Pourquoi avoir fondé l’association et lui avoir donné ce nom ?

Augustin Baconnet : Au moment de la création de cette association, je me suis interrogé sur les fondements même de mon projet devenu par la suite comme je l’espérais celui de Marc, Clémence et Tom. Je souhaitais que le nom soit porteur d’images et de valeurs que nous voulions partager. J’aime citer cette phrase de Valérie Cassous, membre du Directoire du Groupe Cassous, l’un de nos partenaires principaux, qui traduit bien l’esprit d’aventure de VDF : « Vélodyssée de France, c’est la route des savoirs. Le savoir-être le matin lorsque Augustin et Marc pédalent sur leurs vélos. Le savoir-faire l’après-midi lorsqu’ils visitent ces entreprises françaises et enfin, le savoir-vivre le soir lorsqu’ils dorment chez l’habitant.

 

 

  • Quelles ont été vos principales phases de réflexion ?

Clémence Barrandon – Responsable Communication : L’action de Vélodyssée de France est organisée depuis le début autour d’un calendrier très précis que nous veillons à respecter pour garantir au mieux la réussite de cette aventure. Notre point de départ fut le suivant : se retrouver dans un premier temps tous les quatre à l’occasion de déjeuners en avril et mai 2019 pour réfléchir sur les axes d’intervention de notre association. Étape par étape, nous avons élaboré une stratégie. Il y a six mois, nous n’avions ni site internet, ni réseaux sociaux, ni dossier de sponsoring. Aujourd’hui c’est non seulement le cas mais c’est aussi un atout considérable pour faire parler de notre projet.

Début 2020, nous aurons finalisé notre levée de fonds ce qui nous permettra d’entamer au mois de février un travail qui s’annonce rude, intense mais passionnant : celui de la mise en place d’un itinéraire précis. Chaque mois, VDF prend petit à petit un peu plus d’ampleur. Notre prochaine grande phase de réflexion sera liée à l’impact médiatique que Vélodyssée de France souhaite avoir avec ses visites d’entreprises programmées.

 

  • Désormais, votre projet est bien fixé. Vous nous le présenter ?

Marc Leblanc : Vélodyssée de France est une association qui a pour objectif de promouvoir les entreprises engagées sur des problématiques durables, des savoir-faire traditionnels français et des nouvelles technologies. Pour cela, il n’y a qu’un seul mode d’emploi que nous nous efforcerons à suivre : Augustin et moi-même allons sillonner la France entière pendant 77 jours pour mettre en avant ces acteurs locaux grâce aux réseaux sociaux et à la réalisation d’un court-métrage.

Dans une France qui ne s’écoute peut-être plus suffisamment assez, nous n’avons qu’une seule ambition en tant que jeunes étudiants : écouter les français pendant 77 jours, chez eux ou dans leurs entreprises. VDF est en quelque sorte un véritable éloge de la simplicité, un projet bienveillant et ambitieux qui promeut un retour aux sources.

 

  • Comment déterminez-vous les grandes phases de décisions, et les chiffres-clés autour de votre périple ?

Tom André – Trésorier de VDF : Que ce soit dans l’élaboration d’un budget global pour ce projet ou la détermination d’un itinéraire, nombreux sont les aspects de VDF qui peuvent paraître encore flous. Petit à petit, nous précisons chaque point qui mérite notre attention : par exemple le nombre de kilomètres quotidiens, les équipements et la nourriture sur place… D’après notre plus récente estimation, en 77 jours, Marc et Augustin auront le temps de parcourir environ 5000 kilomètres. Ils ne pourront passer dans chaque département français mais cette distance est déjà suffisamment conséquente pour qu’ils aient le temps de promouvoir un maximum d’entreprises.

 

Entraînement pour leur Tour de France jusqu’au sommet du Mont-Ventoux ! (Photos via VDF)

 

  • En ce début d’année 2020, il vous reste encore plus de six mois pour vous préparer. Avez-vous totalement déterminé le parcours que vous effectuerez et les entreprises que vous visiterez ?

Clémence Barrandon : À ce jour, nous ne pouvons pas encore publier l’itinéraire exacte que Marc et Augustin suivront. Nous travaillons d’abord dans un premier temps sur une carte de France interactive. C’est sur ce support que nous plaçons chaque point d’intérêt déterminé à partir des entreprises qui aimeraient être l’objet d’une visite.

 

  • À propos des sociétés que vous souhaitez valoriser, comment les sélectionnez-vous ?

Marc Leblanc : Les sociétés, coopératives, PME, exploitations agricoles que nous souhaitons valoriser durant notre voyage doivent s’inscrire dans l’axe d’intervention choisie par l’association. Si une entreprise promeut un savoir-faire traditionnel français, une nouvelle technologie ou enfin une alternative aux produits quotidiens de consommation, elle pourra faire l’objet d’une visite.

 

  • Et comment seront-t-elles mises en valeur via votre périple et votre association ?

Clémence Barrandon : Le travail de communication s’organise autour de l’utilisation des réseaux sociaux qui seront pendant notre Tour de France les outils majeurs de promotion des entreprises. Sur Instagram, nous visons un public assez jeune : entre 15 et 30 ans. Tandis que sur Facebook, Linkedin, et Twitter notre public est plus âgé. Enfin, nous prévoyons la réalisation d’un court-métrage vidéo qui sera disponible sur Youtube fin 2020 et qui retranscrira l’ensemble de cette aventure.

 

  • Parlons d’un sujet qui nous tient à cœur : l’écologie. Quelles mesures sont prises autour de votre projet ?

Augustin Baconnet : Chacun des produits que nous utiliserons quotidiennement pendant notre Tour de France respecte une charte de valeurs. Du shampooing de la marque Comme Avant aux vélos Brethil Cycles, tous ces produits français sont des alternatives aux biens qu’un consommateur lambda achète. Par ailleurs, ce Tour de France sera l’occasion pour Marc et moi-même de faire une véritable introspection de nos comportements de consommation. Je suis convaincu qu’à la fin du Tour, en septembre, nos points de vues personnels ne seront plus les mêmes tout comme nos achats futurs sûrement.

 

  • Vous avez déjà quelques partenaires qui vous suivent ; le but est d’en obtenir d’autres ?

Tom André : Pour pouvoir financer l’intégralité de ce Tour de France, nous avons besoin de trouver davantage de partenaires pour ce projet. Nous y sommes presque. Il ne manque plus que quelques centaines d’euros et c’est parti pour 77 jours incroyables de rencontres et de surprises. Sans la confiance donnée par le Groupe Cassous, Brethil Cycles, Zéfal, Faguo, Transports Guyamier et Comme Avant, jamais la réalisation d’une telle aventure n’aurait pu se faire. Nous sommes fiers d’avoir construit cette relation de confiance avec nos partenaires mais nous espérons en effet en trouver quelques autres pour que VDF se réalise comme nous l’avons imaginé.

 

  • En plus de suivre vos avancées, comment vous soutenir plus concrètement ?

Clémence Barrandon : Pour nous soutenir, que ce soit en tant qu’entreprise ou particulier, chacun a la possibilité de faire sur téléphone comme ordinateur un don directement depuis notre site internet. Chacun peut aussi nous faire part d’informations utiles pour le Tour de France : les entreprises à côté de chez vous qui devraient faire l’objet d’une visite ; les routes que nous devrions sillonner pour admirer la beauté du paysage français… .

 

  • Lors de votre périple, seulement deux d’entre vous vont rouler. Que vont faire les deux autres pendant ce temps ? Seront-t-ils avec vous ?

Augustin Baconnet : Bien que nous soyons que deux, Marc et moi-même, à sillonner le territoire français l’été prochain, nous sommes une équipe soudée au sein de laquelle chacun joue un rôle décisif. Clémence et Tom nous rejoindront plusieurs fois sur le Tour de France pour vivre avec nous cette aventure. Enfin, leur rôle à distance consistera à nous épauler dans le travail de communication. Ils devront faire parler un maximum de notre projet et contacter notamment les médias locaux des régions que nous traverserons pendant l’été.

 

  • En attendant le grand départ, que faites-vous pour votre projet et autour ?

Marc Leblanc : Chaque mois, nous nous efforçons de réunir un maximum de soutiens pour VDF afin que le projet puisse offrir un maximum de visibilité aux entreprises. Nous sommes impatients de pouvoir rencontrer les françaises et français qui nous délivreront j’en suis sûr des témoignages d’une richesse incommensurable.

 

  • Pour conclure, c’est quartier libre ! Avez-vous quelque chose à ajouter ?

Marc Leblanc : Merci à vos équipes pour l’aide apportée. Nous étions très honorés de pouvoir répondre à chacune de vos questions. Veuillez excuser le délai de notre réponse. C’est là toute la difficulté de notre entreprise : conjuguer à la fois un engagement associatif de qualité et une vie étudiante à l’Université Paris II Panthéon-Assas où nous sommes tous étudiants. Merci pour votre temps. À nous de vous faire rêver pendant 77 jours.

 

Une équipe soudée, studieuse et déterminée (Photo via VDF)

 

Merci et surtout bravo à vous quatre pour tout ce que vous entreprenez autour de Vélodyssée de France. Nous vous souhaitons une bonne préparation en attendant le grand départ !

Si vous souhaitez leur apporter votre soutien, leur présenter des entreprises ou des itinéraires suite à la lecture de ce mets, merci de les contacter de notre part afin de continuer à partager toujours plus la Passion à travers nos recettes !

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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