Kevin Boyer : en meute et au sprint

La série du Vélo Club Villefranche Beaujolais - Étape 4 -

  • vendredi 9 août 2019

Photo via Kevin Boyer

 

Après avoir jonglé entre vélo et ski de fond avec Tao Quemere, direction le soleil, les îles et plus précisément la Réunion pour ce nouveau mets !

Avec déjà plus de dix victoires à son actif cette saison, la meute du Vélo Club Villefranche Beaujolais et déchaînée, et ne semble même pas rassasiée !

C’est un sprinteur qui va nous donner les dernières nouvelles, avec une dose d’exotisme rafraîchissante !

 

  • Bonjour Kevin, la saison du VCVB se poursuit sous un rythme effréné avec de supers résultats à la clés ! Tu nous racontes le début de votre été ?

Bonjour, oui il est vrai que les succès s’enchaînent depuis un moment ! Des courses toutes catégories jusqu’au manches de Coupe de France, il est rare qu’il n’y ait pas un loup sur le podium. Pour ce qui concerne l’ambiance dans la meute, je pense que c’est très rare de trouver une atmosphère aussi conviviale et familiale comme la nôtre.

Chaque week-end, on a hâte de se retrouver et de s’éclater sur le vélo. Je pense que notre classement DN1 n’est qu’une suite logique de tout le travail accompli non seulement par les coureurs, mais aussi par le staff et les bénévoles qui mettent tout en œuvres pour que l’on soit à 100 %, physiquement comme mentalement.

Les objectifs sont à la fois divers et similaires puisque selon le profil de la course et les objectifs de chacun, on essaie toujours de bien figurer, même s’il est clair que la Coupe de France à une saveur particulière pour le club.

 

  • Tu viens tout juste de souffler tes 21 bougies, et tu as déjà pas mal d’expérience comme des milliers de coups de pédale derrière toi. Quels sont les souvenirs qui t’ont le plus marqués ?

C’est vrai ; je viens d’avoir 21 ans, je suis le deuxième plus jeune de l’équipe et j’ai déjà pu participer à pas mal de belles courses depuis mon arrivée à haut niveau, bien que ça ne fasse pas longtemps que je sois arrivé dans le monde du vélo. Des souvenirs… Tour de l’île de la Réunion, Paris-Roubaix ainsi que les divers stages que j’ai effectué, mais j’essaie surtout de profiter de chaque week-end pour en créer de nouveaux.

 

  • Ta spécialité, c’est donc le sprint. Quand et comment as-tu su que tu possède une bonne pointe de vitesse ?

Je pense que vu mon gabarit, la question ne s’est pas posée bien longtemps. Et bien sûr quand j’ai commencé le vélo sur route, c’est quelque chose qui s’est fait tout seul. Pour pouvoir gagner, il faut savoir utiliser son atout majeur.

 

  • Quels sont les exercices spécifiques que tu pratiques pour aller toujours plus vite ?

Je n’ai pas très souvent l’occasion d’utiliser ma pointe de vitesse depuis que j’ai emménagé dans le Beaujolais. Avec mon entraîneur on s’est donc beaucoup concentré cette année sur le travail dans les bosses afin de m’améliorer sur mes points faibles et arriver sur les sprints avec beaucoup plus de fraîcheur. Mais il est clair que pour être le plus rapide, il faut en manger du sprint, et chaque semaines, j’ai une petite séance de rappel en déblocage de veille de course souvent.

 

  • Suite à un déplacement rotulien subi alors que vous étiez en stage en Espagne, ton début de saison ne s’est pas forcément passé comme tu l’aurais espéré. Toutefois, la forme est revenue depuis ?

C’est clair que je n’avais pas vraiment envisagé mon début de saison comme cela. De plus, l’équipe comptait beaucoup sur moi pour le début de saison notamment sur les premières manches de la Coupe de France puisque j’avais fait une grosse préparation sur mon île. Mais voilà, ce sont les aléas et je ne peux rien me reprocher. Après une grosse coupure, je suis quand même satisfait de la forme que je tiens et du cap que j’ai passé cet année.

 

Photo : VCVB

 

 

  • Prochainement, tu seras stagiaire chez les pros, au sein de l’équipe Amore & Vita. Parles-nous du moment où tu as reçu la proposition jusqu’à tes attentes pendant cette opportunité.

Le staff d’Amore & Vita on été attiré par Eddy Finé suite à ses grosses performances. Mais puisqu’il avait d’autres projets, ils ont dit à Anthony Barle qu’ils recherchaient un jeune sprinter. Anthony a toujours répété que j’étais très rapide et il a donc tout mis en œuvre pour que l’équipe me donne ma chance. Mes attentes seront plutôt simple : me surprendre en frappant un grand coup.

 

  • Mettons un peu de soleil et de saveur dans notre Plat ! Peux-tu évoquer tes origines réunionnaises, les liens que tu as avec ton île et leurs habitants ?

Je suis réunionnais, j’y ai grandi et vécu toute ma vie. J’ai donc toute ma famille là-bas et pour moi, ça reste la plus belle destination de vacances qu’il puisse y avoir. J’adore y retourner afin de me ressourcer et reprendre le vélo après la coupure hivernale. On peut être les pieds dans le sable et une heure après, enfiler une veste dans les montagnes. Que ce soit pour le soleil, la famille ou encore le vélo la Réunion est mon petit bout de paradis à moi.

 

Coucher de soleil à la Réunion capturé par Kevin Boyer

 

 

  • Aurais-tu une recette typique à nous recommander compatible (ou pas) avec les exigences des cyclistes en matière de nutrition ?

Je conseille aux sportifs d’y aller hors saison. Nos plats sont les meilleurs, mais pas pour ce qu’il s’agit de faire le job ! Je ne vais rien inventer en disant que le Rougail Saucisse est incroyablement bon, bien cuisiné !

 

  • Quel rythme de vie as-tu au cœur de la Meute?

J’ai su trouver un bon équilibre entre le vélo, le travail, ma vie sentimentale et le fait de retrouver les copains le week-end. Je me régale !

 

  • Justement, en parlant de travail, quel est ton job en plus du vélo ?

Je bosse à Décathlon vers Écully. Je me dis que je n’ai pas à me plaindre parce que je ne suis pas non plus chaque semaine à 39 heures pour survivre. Mais c’est vrai qu’en ayant un contrat de 19 heures, il me faut faire du 25 heures par semaine au moins pour régulariser toutes les fois où je dois m’absenter pour les courses.
Donc c’est vrai qu’il suffit d’une grosse semaine d’entraînement avec quelques courses qui s’enchaînent pour avoir mal aux pattes rapidement et avoir un peu plus de mal à récupérer !

 


~ Dans le Terrier ~

La petite rubrique qui a du flair !

 

  • Selon toi, quel coureur de l’équipe est le plus grand dormeur ?

Je dirai Eddy Finé, jamais premier au petit déj mais toujours dans les premiers dans les classements !

  • Lequel d’entre vous est le plus fougueux ?

À mon avis, ça se jouerait entre l’incontrôlable Tao Quemere , et Alexandre Delettre qui sur le vélo aiment bien pimenter un peu les courses !

  • Qui est le plus bordélique ?

Notre belge préféré Sten Van Gucht !

  • Quel est le coureurs qui suit le plus les résultats des pros ?

Je dirai Audric Janin qui est toujours à l’affût.

  • Quel loup est le meilleur mécano ? Et le pire ?

Je ne saurai pas réellement dire puisque nos mécanos sont aux petits soins et que l’on a juste à écraser les pédales ensuite. Peut-être juste préciser que ce n’est pas Pierric Dortland, avec seulement un coté de patin de frein sur la ligne de départ !

  • Tao Quemere affirmait que tu es le plus affûté, tu confirmes ?

C’est vrai que je peux souvent avoir les veines très apparentes et que je n’ai jamais été aussi léger que cette année. J’ai dû prendre la belle veinasse et lui la plus grande force !

 

Photo : Kevin Boyer

 

 

Merci à Kevin Boyer ainsi qu’au Vélo Club Villefranche Beaujolais comme à Divergentes Communication pour cette nouvelle étape. À très vite pour la prochaine !

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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