Faites La Course les cartes en mains !

Un jeu de Thomas Lejeune à glisser dans votre musette

  • lundi 24 mai 2021

Décidément, Thomas Lejeune ne manque pas d’imagination ! Après avoir écrit plusieurs romans dont Cycliste, comme avant, voilà que ce passionné de vélo étonne à nouveau par son inventivité.

Changeant de format, il propose à nouveau de nous divertir au cœur de l’univers de la Petite Reine. Pour cela, il a inventé un jeu de cartes nommé La Course, fabriqué en terre bretonne. Ayant attisé notre curiosité, nous sommes retournées à sa rencontre pour vous partager son jeu de société.

 

 

 

  • Bonjour Thomas, c’est une belle surprise que de te retrouver si tôt dans nos Fournaux ! Tout d’abord, quelles sont les nouvelles autour de ton roman Cycliste, comme avant ?

Ce roman a été un réel plaisir à écrire. J’aurai aimé qu’il soit plus diffusé mais je pense qu’il saura (re)trouver d’autres lecteurs plus tard. Mon nouveau roman encore autour du cyclisme a été mis en sommeil du fait de ce nouveau projet de jeu déjà bien prenant. Mais j’y reviendrai !

 

  • Pourquoi et comment t’es venue l’idée de créer ton propre jeu de cartes tout droit inspiré d’une course de vélo ?

Au départ, juste l’envie de s’amuser à recréer une ambiance de course, chose qui a disparue au moment où je m’y suis penché (merci Covid…). Et petit à petit, je me suis pris au piège de vouloir le rendre plus aiguisé.

 

  • Quelles ont été les étapes jusqu’à la présentation d’un projet concrétisé ?

Tout démarre par cette idée globale de jeu de course puis viennent les tests (très) nombreux. Plus tard, on ose en parler à des ami(e)s et chacun apporte son regard sur la viabilité du jeu (cartes, règles, idées…). Ce fut un travail long, souvent par périodes. Et ce n’est pas fini puisque c’est devenu un projet commercial qui demande bien d’autres compétences à gérer et ça ne s’improvise pas.

 

  • Pour illustrer ton imagination, tu as fait appel à Estelle Gallot, cycliste et graphiste. Tu nous la présente ?

Estelle est ma compagne et son métier est graphiste. C’est déjà elle qui est à la baguette de chacune de mes couvertures de romans. Avec ce nouveau projet, c’était l’occasion de voir encore ce que nous étions capables de faire ensemble.

 

  • Tu as également précisé que la fabrication du jeu est faite en Bretagne ; quelles sont les différentes démarches et fournisseurs pour y parvenir ?

Nous souhaitions que ce jeu démarre avec l’âme de notre cadre de vie. Nous avons pu trouver par contact un imprimeur local qui est en mesure de proposer ce produit. Une rencontre enrichissante avec visite des locaux, process de fabrication avant de recevoir le prototype et de se dire : Wahou ! C’est notre « vrai » jeu !

 

  • En quoi publier un jeu de société est différent qu’un roman ?

Ce « produit » touche une autre cible, c’est une nouveauté pour nous et il s’apparente plus à un projet global où il faut intervenir à tous les étages du procédé. Pour le roman, hormis la recherche d’un éditeur où se décider à se lancer soi-même, c’est tout de même plus simple (quand le long travail d’écriture est abouti, bien sûr).

 

 

  • Pour lancer concrètement la production, tu as décidé de passer par une cagnotte participative. Quels en sont les avantages ?

L’intérêt ici est de faire connaître le jeu, vérifier s’il y a une demande sans démarrer à l’aveugle et engager des sommes qui peuvent vite être conséquentes. Et pour les « contributeurs », leur intérêt est de s’assurer de financer leur produit fini (à condition que l’objectif fixé soit atteint, et il l’est !).

 

  • Quels sont tes ambitions autour de ce nouveau projet et ce qui pourrait faire que tu te dises : « mission accomplie ! » ?

Notre objectif est de faire jouer les gens à La Course où ils veulent, quand ils veulent. Le format « nomade » du jeu le permet et nous espérons que cet été, il fera partie du temps de détente des cyclistes en vacances mais pas que d’ailleurs. Puisque comme tout jeu, quand on a intégré la mécanique et les règles, beaucoup de gens peuvent y prendre goût (sans avoir à pédaler !).

 

  • Tu nous présentes La Course en quelques mots ?

Comme toute course, l’objectif est de gagner. L’idée se base sur une version revisitée du « 1000 Bornes » et l’éternel jeu du chat et la souris. Ajouté à cela les différentes situations de course possibles, un brin de stratégie et de dinguerie (exemple : carte qui permet de retrancher des kilomètres) pour que chaque course soit unique. Et de mémoire, je n’ai jamais fait une course semblable à une autre car il y a toujours quelque chose qui arrive, de bon comme de moins à son avantage… .

 

  • Tu as basé le lancement officiel autour du Tour de France, c’est forcément stratégique ?

Jeu = vacances. Vélo = Tour de France. C’est très cliché mais notre envie de concrétiser ce projet a pu se concorder avec le mois de juin. Il aurait été moins opportun de le lancer à une autre période de l’année, c’est certain.

 

  • Et ensuite, comment comptes-tu poursuivre le développement et le déploiement du jeu pour qu’il se retrouve dans les mains des passionnés de vélo ?

En cas de succès de la campagne de financement participatif (et c’est la condition numéro une), nous travaillons sur l’étape numéro deux : déployer son accessibilité. C’est encore trop tôt pour avancer des certitudes à ce sujet.

Comme la première étape vient d’être franchie avec brio, nous sommes en cours de finalisation du site web qui prendra le relais de la campagne Ulule, afin de le rendre disponible à la vente dès le mois de juin (Début de la deuxième semaine maxi).

  • As-tu déjà d’autres idées ou projets pour l’avenir ?

Des idées, oui ! Réalisables ? Difficile à dire mais tant que l’envie est là, c’est déjà bon signe.

 

Visuels via Thomas Lejeune et Estelle Gallot

 

Merci à Thomas Lejeune pour la présentation de son nouveau jeu qui a nous plongé directement dans La Course ! Bravo à vous deux ! Pour en savoir plus et réserver votre paquet de cartes, rendez-vous sur leur cagnotte ainsi que sur leur page Facebook.

Rédigé par

Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes
Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.