L’évolution de Paul Lapeira

Entre Formations et Collectif pour Réussir

  • jeudi 11 novembre 2021

C’était il y a déjà trois ans. Après une année bien réussie agrémentée de voyages aussi enrichissants que dépaysant, Paul Lapeira revient en cuisine à nos côtés pour nous raconter ses aventures et se projeter dans l’avenir, qui se déroulera chez les pros, et qui débutera en même temps que la prochaine saison !

 

Photo : AG2R CITROËN U23 TEAM

 

  •  Bonjour Paul, nous sommes ravies de te retrouver pour ce nouveau mets, certainement riche en émotions en vue de ta superbe saison et de ce qui t’attend ! Comment la résumerais-tu en une citation ?

« Il n’y a que dans le dictionnaire que la réussite vient avant le travail »

 

  • En plein confinement l’an passé, tu nous avais confié relativiser et positiver tout en restant tranquillement chez toi. Avec le recul, penses-tu que ces périodes où presque tout s’est figé t’ont été bénéfiques dans ta vie avec et sans vélo ?

Cette période m’a rappelé à quel point j’aime ce sport et le sentiment de liberté qu’il procure. Sur le point de vue sportif, il m’a permis de me poser et d’apprendre beaucoup de choses en lisant des articles, des études… .

 

  • D’ailleurs, ces arrêts forcés ne t’ont pas empêchés de briller les bras levés ! Quel est ton meilleur souvenir en 2020 ?

Mon meilleur souvenir de 2020 est ma victoire au Grand Prix de Puyloubier. C’était ma course la plus aboutie de la saison.

 

  • Et que dire de cette superbe saison 2021 ! Peux-tu nous la raconter avec toute l’intensité qu’elle t’a apportée ?

Ma victoire à Saint-Étienne a été le premier gros temps fort. C’était un gros objectif de ma première partie de saison sans vraiment pourtant y croire. Ce jour là, j’ai pris conscience que je pouvais gagner de grandes courses. Ça a été un vrai déclic pour moi.

Ensuite, les bons résultats se sont enchaînés jusqu’au mois d’août qui a été le mauvais moment de ma saison. J’ai subi une mauvaise chute au Tour de l’Avenir qui m’a forcée à l’abandon. Une grosse déception pour moi. Par la suite, il m’a fallu un mois pour retrouver mon niveau et mentalement, ça a été une période compliquée.

Cette période difficile m’a frustrée sur le moment mais m’a surtout motivé à gagner de nouveau. Je voulais gagner avant la fin de saison pour montrer que je n’avais pas baissé les bras. Puis est arrivée ma victoire au Tour de Lombardie U23 qui, émotionnellement, a été la plus forte !

 

 

  • Au-delà de tes superbes résultats individuels, ton équipe AG2R Citroën U23 a suivi la même lignée, allant même jusqu’à remporter la Coupe de France DN1 ! Parle-nous un peu du collectif et de ce qui vous a permis d’atteindre ensemble les sommets.

Chaque saison que j’ai passé à Chambéry Cyclisme Formation a connu un groupe avec une forte cohésion. C’est ce qui fait notre force et nous différencie des autres équipes. Nous vivons tous ensemble toute la saison à Chambéry.

Que ce soit au repas, à l’entraînement ou même en dehors du vélo, nous sommes toujours ensemble. Je pense que c’est cette cohésion qui nous a aidé à aller chercher ce genre de résultat malgré le fat que nous ayons tous moins de 23 ans.

 

Souvenir sacré capturé par Coralie Bertrand

 

  • Comment as-tu géré ces années à jongler entre haut niveau amateur et tes études ?

En effet, j’ai passé un Bac scientifique puis une licence STAPS. Au lycée, ce n’était pas simple à gérer car je n’avais pas d’horaires aménagés. À cette période, ma famille m’a beaucoup aidé à organiser mon emploi du temps. Par la suite en STAPS, j’ai bénéficié d’un statut de sportif de haut niveau qui m’a permis d’être plus flexible sur l’organisation des cours et des entraînements.

J’ai maintenant validé ma licence STAPS, ce qui va me permettre de me concentrer sur ma carrière sportive en étant serein.

 

Alors que tu es sur ton vélo depuis tes sept ans (voir peut-être même avant !) est venu ce jour où tu as appris que tu allais devenir coureur cycliste professionnel. Toutes nos félicitations ! Tu restes dans la grande famille d’AG2R Citroën, une évidence pour toi ?

C’est une fierté de passer professionnel ! Le résultat de beaucoup de travail et la réalisation d’un rêve de gosse. Cependant, passer professionnel n’est pas une fin en soit.

 

  • Effectivement, c’est même le début d’une belle aventure ! Quels seront tes missions et tes espérances pour cette première saison pro ?

Cette première saison va déjà me servir d’adaptation et de période de progression. J’ai encore beaucoup de choses à apprendre. J’aimerais aussi aller chercher au moins une victoire parce que c’est pour ce genre de moment que j’aime faire du vélo.

 

  • D’ici-là, comment vas-tu récupérer puis te préparer pendant la trêve hivernale ?

Je viens de terminer quatre semaines de coupure. Cette période de repos fait du bien physiquement et mentalement pour préparer au mieux la saison prochaine. J’ai profité de cette période pour partir un peu en vacances et aller voir ma famille.

 

  • Toi qui apprécie les nouvelles technologies, quelle est celle qui t’inspire le plus ? 

Une chose qui m’impressionne dans mon sport est la qualité de nos vélos. Ressentir une telle réactivité et une telle légèreté dans un vélo est quelque chose d’unique !

 

  • Pour terminer la recette, souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Merci à vous pour votre attention en cette période plus calme de l’année. À très vite sur les routes !

 

Photo via Paul Lapeira

 

Merci à Paul Lapeira de nous avoir fait part de sa belle évolution par cette nouvelle recette. On te souhaite une belle trêve hivernale ainsi qu’une très bonne première saison chez les pros, que l’on ne manquera pas de suivre !

Rédigé par

Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.