Lucas Papillon, diététicien avec Passion

Entre Santé, Performance et Bien-être

  • jeudi 28 mai 2020

En quelques Gazettes, nous avions suivi la saison 2015 de Lucas Papillon. À cette période, il courrait sous les couleurs du CR4C Roanne, tout en poursuivant ses études en diététique.

Beaucoup de coups de pédale et d’événements ont eu lieu depuis ! Dont un majeur : la création de sa propre petite entreprise, même en ce temps de crise !

C’est donc un expert en nutrition qui nous donne de ses nouvelles, en concoctant à nos côtés un Plat forcément succulent et valorisant !

 

 

  • Bonjour Lucas, nous sommes ravies de te retrouver ! Comment se sont déroulées ces dernières années pour toi ?

Plutôt bien ! J’ai fini mon cursus scolaire (BTS diététique, Diplôme Universitaire en nutrition du sportif, Formation micronutritionniste) en parallèle du vélo. J’ai aussi vécu de belles années, qui me marqueront à vie, notamment 2018 où nous avons gagné la coupe de France DN1 avec Roanne et décroché quelques belles victoires sur des élites au passage également.

 

  • Parlons d’abord vélo ! Cette année, tu évolues sous les couleurs du CC Étupes ; enfin évoluer est un bien grand mot puisque les compétitions sont en arrêt forcé. Tu nous racontes tout de même ton début de saison et ton confinement ?

Je n’ai malheureusement pas de quoi développer avec seulement deux jours de course. On a un excellent groupe à Étupes cette année, très prometteur au niveau du potentiel physique. De plus, la mayonnaise a bien prise en Espagne au stage de pré-saison, c’est donc frustrant…

Le confinement c’est passé… j’ai fait beaucoup de course à pied et de renforcement à l’image de la PPG hivernale. Du home trainer ponctuellement bien sûr. Mais avec trois mois avant une reprise des courses au meilleur cas, je ne me suis pas acharné, j’ai fait du sport plaisir. Et puis j’ai avancé sur ma micro-entreprise forcément.

 

  • En parallèle, tu as donc décidé de fonder ta propre entreprise ; quelles ont été tes motivations… ?

C’est la suite logique de mon cursus scolaire, et puis la diététique est une réelle passion. Je savais qu’à ma reconversion j’entrerai dans ce domaine de cette manière idéalement. C’est ce qui ce passe en ce moment. S’installer en libéral est pour moi le meilleur moyen d’exercer. Cela apporte une certaine liberté : je peux aussi bien faire du sportif que du médical ou de la prestation. Cela agrandit le champ des possibles.

 

  • … Ainsi que les différentes étapes pour y parvenir ?

Cela c’est fait crescendo. J’avais ce projet en tête de longue date, j’attendais juste ma dernière année de pratique cycliste pour le lancer. Tout suit son cours jusqu’à présent.

 

  • Désormais, te voilà officiellement lancé ; félicitations ! Peux-tu nous décrire tes principales missions autour de la nutrition ?

Cela dépend des objectifs de la personne qui vient me consulter. Si c’est un sportif, cela peut être l’amélioration de la performance, éviter les blessures, mieux gérer son alimentation sur des aspects précis ; c’est très vaste.

Pour des personnes moins sportives, cela peut être une recherche de bien-être, de perte de poids. Ou encore une approche médicale pour des personnes ayant une pathologie qui implique des mesures diététiques.

 

Logo de son entreprise

 

 

  • Tu souhaites donc jongler entre le milieu sportif et forcément le cyclisme, ainsi qu’un public plus large ?

Je prends mon pied avec des sportifs. On pousse sur les détails, les équilibres lipidiques, l’équilibre acido-basique, l’aspect micronutritonnel de son alimentation, la nutrition en compétition… c’est passionnant ! Et puis de part mon vécu, je peux vraiment apporter une expertise très fine à ces personnes.

Maintenant, diversifier l’activité c’est plaisant et enrichissant. Donc suivre un public plus large est une évidence.

 

  • Avant même l’ouverture officielle de ton enseigne, tes conseils devaient déjà être très prisés dans le peloton ! Si tu devais nous en décrire un, important en cette période de reprise progressive, quel serait-t-il ?

J’ai suivi une bonne quinzaine de connaissances ces dernière années effectivement. Je dirais de boire « sucré » systématiquement à l’entraînement. Je ne vais pas rentrer dans le détail mais c’est pour lutter contre la perméabilité intestinale. C’est une erreur qui à ma grande surprise revient très fréquemment.

Avoir une assiette équilibrée et bien manger n’est pas la ligne d’arrivée. Il faut s’assurer de bien assimiler ce que l’on mange, de mettre son organisme dans les meilleures dispositions… .

 

  • Tes équipiers au sein du CC Étupes sont des privilégiés, car ils bénéficient de tes expertises. Que leur apportes-tu au fil des mois ?

Ceux qui le veulent peuvent faire appel à moi en effet. Je ne fais jamais de généralité, j’aime ajuster selon la personne en face, donc je corrige les erreurs, apporte mon point de vue sur des façons de faire, et propose des solutions.

 

  • Tu as également un « Patient zéro », en la personne de Simon Guglielmi, avec qui tu courrais à Roanne, désormais pro chez Groupama-FDJ. Comment travaillez-vous ensemble pour qu’il se ravitaille toujours avec une alimentation optimale ?

Au départ, c’était mon sujet de mémoire lors de mon diplôme universitaire. On a construit en une année un socle extrêmement solide. Je fais toujours en sorte d’être pédagogique pour rendre autonome l’athlète.

Désormais, il se gère parfaitement via ses acquis. Je viens l’aiguiller ponctuellement sur des périodes de stage, si il veut modifier son poids, et puis c’est plutôt une légère supervision que je lui apporte au quotidien. Très régulièrement, on échange autour de la diététique et je recadre certains points de son alimentation.

 

  • Prenons une journée type, quel sont les repas et les collations que tu aimes privilégier ?

Je ne donne pas une journée type. Je pense que dans la mesure du possible, il ne faut pas éloigner la personne de ses habitudes alimentaires. Corriger les mauvaises, garder les bonnes même si elles ne sont pas parfaites. Donner une alimentation parfaite, à l’opposé de ce que la personne fait, il y a peu de chance que ça accroche et que ça dure sur le long terme. C’est donc peu constructif. Il faut viser le mieux avant l’idéal. Dans la plupart des cas du moindre.

Si je peux donner quelques grandes lignes, peut-être de bien respecter l’équilibre alimentaire entre les familles d’aliments, mettre les graisses à leur juste place alors qu’elles sont trop souvent diabolisées, idem pour les féculents. Trop de personnes vont dans des régimes qui dérivent ou croient aux régimes miracles. Une nutrition efficace ce n’est pas si compliqué que tout cela.

 

  • Le fait d’être auto-entrepreneur te permet-t-il de consacrer autant de temps que tu voudrais au vélo ?

Eh bien la situation est particulière puisque l’on a pas de compétition actuellement. Mais même si ce serait le cas, oui, pour le moment du moindre. C’est à l’image de l’association vélo et étude : juste une organisation !

 

  • Dans l’idéal, comment aimerais-tu que ton travail se développe ?

Idéalement, il serait intéressant de trouver quelques prestations fixes de long terme (partenariat avec un club sportif, avec un hôpital), et à côté, suivre des particuliers de différents horizons pour toucher à cette diversité.

 

Avec humour, Lucas Papillon applique son rôle de diététicien avec sérieux

 

 

Merci à Lucas Papillon pour ces nouvelles appétissantes ! Pour en savoir plus sur ses missions et pour obtenir des conseils personnalisés, rendez-vous sur sa page Facebook et son site internet.

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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