La nouvelle vie d’Armindo Fonseca

Portrait d'une reconversion réussie

  • samedi 4 juillet 2020

Être coureur professionnel est un grand rêve pour bon nombre de cyclistes amateurs de haut niveau. Parfois cela devient réalité, et parfois cette réalité est toute autre. Pour ceux qui y parviennent, c’est le graal, avec ses avantages comme ses moments délicats.

Puis vient le moment de dire stop ! Car mine de rien, les carrières sportives pros ne sont qu’un passage dans une vie. Un jour vient le moment d’après, où ils peuvent se dire : « Et maintenant, que vais-je faire ? » comme le dit si bien la chanson. Pour certains, tout est déjà tracé. Pour d’autres tout est à créer, jusqu’à se réinventer.

Ce fut le cas pour Armindo Fonseca, professionnel de 2011 à 2018, qui va nous raconter son second rêve qui est devenu réalité au centre d’O’Pôle ; il va nous le présenter.

 

Souvenir des temps pros – Photo via Armindo F.

 

 

~ Mes débuts ~

J’ai commencé le vélo à l’âge de 13 ans. Avant cela, j’ai fait six ans de Foot. Ma mère est française, mon père est portugais. J’ai un grand frère qui a trois ans de plus que moi.

Mon père et ses frères faisaient du vélo à l’époque. J’en ai eu marre du foot ; je me suis dit : « aller, je vais tester le Vélo ! » Et ça été une révélation pour moi.

 

~ Chez les pros ~

Je me rappelle de l’appel d’Emmanuel Hubert, qui était DS à l’époque de l’équipe Bretagne-Séché Environnement. J’étais en bas de l’appartement de mon beau-frère quand il m’a appelé. Il m’a demandé de m’asseoir et m’a annoncé qu’ils me voulaient dans leur équipe à partir du 1er janvier 2011. C’était beaucoup de joie et une fierté de pouvoir intégrer une équipe professionnelle !

 

~ Pendant ce temps-là ~

Ce qui me manquait le plus pendant ma carrière c’est la famille, les ami(e)s et les proches. De ne pas pouvoir être aux baptêmes, mariages, anniversaires car j’étais en compétition. Ça fait partie du métier de coureur cycliste, faire attention à ce que l’on mange, être parti plus de 150 jours dans l’année, avoir une hygiène de vie seine et irréprochable.

Si on t’appelle un soir pour te dire : « On va boire un verre en ville ou autre » et bien, tu dois dire non parce que tu ne peux pas te permette déjà de boire trop d’alcool et puis de te coucher tard etc… Mais je ne regrette rien, et tout ça a fait la personne que je suis devenue aujourd’hui.

 

~ La belle époque ~

Ce qui me plaisait ? Vivre de ma passion ; c’était une chance, j’en étais conscient. D’être quasiment en permanence avec une équipe de potes parce que au sein de l’équipe, j’ai vraiment créé des liens forts avec certains que je considère comme de vrais amis aujourd’hui.

 

~ Clap de fin ~

J’ai dû mettre un terme à ma carrière en 2018 à cause de problèmes physiques. Les derniers mois de ma carrière, je ne prenais pas beaucoup de plaisir à cause de ces problèmes qui m’empêchaient de m’entraîner dans de bonnes conditions.

Le cyclisme c’est déjà assez dur à 100 % de ses moyens alors quand on est affaibli, ce n’est pas jouable de pouvoir performer. Continuer encore, mais à quel prix ? Je me suis dit : « c’est le moment d’arrêter ».

 

~ La reconversion ~

La transition n’a pas été facile. Quand on est toute l’année en déplacement entouré de ses coéquipiers ou du staff de l’équipe, et que du jour au lendemain on est chez soi tout seul car ma femme travaillait donc elle partait le matin et revenait le soir, on ne fait que cogiter, se remettre en question et le métier manque beaucoup.

Heureusement que j’avais déjà l’idée de créer un centre de cryothérapie, bien-être et de récupération sportive et j’ai bossé là-dessus. (Rechercher un endroit puis un local…). Ça a mis d temps et ça m’a bien occupé.

 

~ Le jour où cette idée est née ~

L’idée m’est venue quand j’étais sportif : je cherchais un centre où l’on pouvait venir récupérer physiquement et mentalement à côté de chez moi à Rennes, mais il y en avait pas.

Je me suis dit : « Il faut absolument que je fasse quelque chose ! ».

 

~ Du projet à la concrétisation ~

Il y a eu beaucoup d’étapes avant l’ouverture du centre O’Pôle : d’abord le lieu, ensuite trouver un local adapté. Puis une fois cette étape réussie, il faut valider le concept, le nom, le logo, les étapes administratives, le site, les fournisseurs, les aménagements du centre, trouver un salarié… .

C’est très long et compliqué, surtout quand on n’y connait rien comme moi.

 

~Présentation d’O’Pôle ~

J’ai voulu créer un endroit où l’on peut améliorer la qualité de vie de chacun, diminuer la sensation de fatigue et de stress, optimiser la récupération physique et mentale au quotidien. Concilier bien-être physique, esthétique et mental semble être le combo parfait pour atteindre un objectif !

La thérapie par le froid apaise les douleurs, facilite la récupération musculaire, calme l’inflammation. C’est un allier pour notre sommeil et ça libère de l’endorphine ; les hormones du bien-être.

 

En tant qu’ancien sportif, on enchaîne les charges d’entraînements, les compétitions, on traumatise beaucoup les muscles, les articulations sans s’accorder le temps de prendre soin de soi. Pour réparer tous ces microtraumatismes, notre organisme a besoin d’un certain temps de récupération.

Le massage, la pressothérapie et la cryothérapie permettent de relaxer les muscles, d’atténuer les courbatures et d’éviter d’éventuelles blessures. Elle fait partie intégrante de la préparation du sportif. Si on ne récupère pas assez musculairement et mentalement, l’efficacité des prochaines échéances seront de moins bonne qualité.

 

O’Pôle est un centre où l’on peut accéder à ces soins et prestations facilement avec bonne humeur et une ambiance cosy. J’ai aussi souhaité y associer des techniques d’amincissement, la cryolipolyse, la radiofréquence ainsi que le cavitation et la sonothermie pour le bien-être des personnes avec les dernières technologies indolores.

Tout est réuni pour permettre de se sentir bien !

 

Photo d’O’Pôle via Armindo F.

 

 

~ Vers l’Avenir ~

J’espère pouvoir continuer à développer mon entreprise ; c’est mon nouveau sport de haut niveau ! Le lien que j’ai avec ma carrière dans le cyclisme, c’est de continuer à échanger avec des sportifs de haut niveau comme des amateurs, c’est très agréable au quotidien.

Depuis un mois que O’Pôle a ouvert, j’ai déjà rencontré quelques sportifs et d’autres personnes qui ne le sont pas. J’aime énormément échanger avec ce monde, je fais des rencontres et crée du lien. Et vraiment, j’adore ça ! Je suis très content d’avoir donné naissance à ce centre et j’espère qu’il plaira au plus grand nombre.

Je vous y attends tous avec plaisir !

 

 

Photo via Armindo F.

 

 

Merci et bravo à Armindo Fonseca pour sa très belle reconversion professionnelle, lui permettant de jongler avec le cyclisme et la vie sans peloton.

Pour découvrir le centre O’Pôle plus en détails, rendez-vous sur leur site internet. Vous pouvez également vous rendre directement sur place de notre part 😉

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *