Des nouvelles d’Alexis Dulin

« Réaliser de suite des performances pour me rassurer. »

  • mardi 7 avril 2015

Suite à notre précédente rencontre en fin d’année dernière, nous sommes retournées voir Alexis Dulin, le coureur du Team Pro Immo Nicolas Roux, qui a déjà levé les bras ce début de saison. Il nous a fait part de ses ressentis et de ses objectifs.

 Vu ton excellent début de saison (déjà une victoire : la deuxième étape des Boucles du Haut-Var) et de belles places d’honneur, la forme a l’air d’être au rendez-vous ?

Oui, j’ai passé un bon hiver. J’ai été un peu malade début janvier mais sinon j’ai effectué tout le travail que mon entraîneur m’avait programmé. Donc je suis arrivé aux premières courses avec une bonne forme. Je voulais tout de suite réaliser de bonnes performances pour me rassurer. Ensuite, depuis début mars je peine un peu plus mais c’est normal, je prépare les courses à étapes qui ne vont pas tarder et le week-end je suis un peu émoussé. J’espère que ça paiera !

  • Plus globalement, ton équipe a réalisé de très belles performances et s’est imposée à plusieurs reprises dès les premières courses. Est-ce votre préparation hivernale qui vous a mené aux succès ? Comment s’est-t-elle déroulée ? (programme, cohésion, ambiance…).

Oui effectivement, l’équipe à fait un super début de saison, Rémi Cavagna et Mihkel Raïm ont gagné les premières courses, ce qui a motivé tout le monde pour faire de même. Puis nous avons fait un bon stage en Espagne en janvier avec de bonnes conditions météo et beaucoup de kilomètres, ce qui nous a tous mis en condition. L’ambiance est bonne, tout le monde se sent bien pour faire de belles choses.

  • Revenons à ta victoire ; tout d’abord, félicitations pour cette belle performance ! Peux-tu nous raconter ta journée ? Tes sensations, la course, la soirée…

Merci ! Ma course s’est bien passée, j’ai tout de suite senti que j’avais de bonnes jambes. Généralement, je me rends vite compte si ça va aller ou pas. Mon frère m’a bien aidé en première partie de course pour me replacer et pour la suite, je voulais assurer pour lui faire plaisir à lui ainsi qu’à mes autres coéquipiers. C’était la première course dure pour grimpeurs, alors il fallait marquer le coup ! Au final, on arrive à deux au sprint en bosse, et j’ai gagné le sprint, ce qui m’a fait plaisir car d’habitude ce n’est pas trop mon fort. La soirée : assez simple, un verre de champagne et au lit car le lendemain il y avait course !

  • Du coup, pas trop de regrets de ne pas courir dans une équipe professionnelle ?

Si, forcément par rapport à ma fin de saison passée, je pensais vraiment que j’allais trouver une place chez les pros. Surtout après le Chrono des Nations. Mais rien n’a abouti, c’était trop tard. J’ai pris un petit coup au moral. Pendant mes premiers jours de coupure, j’avais le moral dans les chaussettes. Du coup, je suis parti en Italie avec mon frère et ma mère qui est d’origine italienne et ça m’a fait du bien. Je suis revenu motivé pour reprendre l’entraînement. Cela sera peut-être pour 2016, je l’espère !

  • As-tu une place particulière dans ton équipe ? (Leader, grimpeur) ou est-ce qu’on te donne souvent carte blanche ?

Pour les courses dures, oui je suis protégé ; pas comme un leader, je n’aime pas trop ce terme, surtout chez les amateurs où tout le monde a sa chance. Pour les courses dites plates – pour sprinters, je suis plus là pour aider les sprinters de l’équipe : Martin Laas et Mihkel Raïm du mieux que je peux. Après oui, à 80% du temps on va dire que j’ai carte blanche.

  • Quelle est la suite de ton programme ? Des courses que tu as coché sur ton calendrier où tu aimerais briller ?

Je viens de courir deux manches de Coupe de France : en Bretagne, à Saint-Étienne, puis à Vougy, où mon coéquipier Sylvain Georges s’est imposé. Ensuite, arriveront mes premiers objectifs avec les courses à étapes : le Tour de Saône-et-Loire, le Tour du Jura et le Tour du pays de Savoie que j’attends avec impatience.

  • Paris-Nice a emprunté les routes auvergnates, qui ont offert un beau terrain de jeu. Elles mériteraient d’être empruntées plus souvent, par les professionnels et les amateurs de la Petite Reine, n’est-ce pas ? Et si tu leur donnais envie de venir affronter les volcans ? (conseils, itinéraires, paysages…).

Oui, c’est sûr que c’est super quand une course de ce niveau emprunte nos routes auvergnates. Un peu plus souvent ça serait encore mieux ! Je suis de Montluçon, je ne connais pas trop les routes du Puy-de-Dôme et du Cantal avec les cols de la Croix-Morand et du Puy-Mary. Mais dans l’Allier, je connais des routes bien dures dans les gorges de la Sioule notamment qui seraient sympas à emprunter…

  • Pour finir, quelles musiques aimes-tu écouter pour t’échauffer, te détendre ou te concentrer ?

Pour m’échauffer ou rouler, j’écoute des musiques qui bougent, les dernières à la mode. En ce moment par exemple, j’écoute en boucle sur le vélo « let’s go twerking » et d’autres du même style. Sinon, chez moi j’aime mettre des musiques des années 80-90 comme Indochine, Dépêche-Mode, Placebo, Chumbawamba, Scorpions, Midnight Oil… Cela me déstresse ; mais en ce moment ma musique c’est « cheerleader » je suis fan !

Encore merci pour ta collaboration. On te souhaite de continuer ta saison aussi bien qu’elle a commencé. 

Rédigé par

Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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