Le petit Journal de Thomas Navarro

Premier Numéro : À Nice, avec et sans vélo

  • mercredi 30 mars 2016

Le site qui ravitaille le cyclisme aime mettre les coureurs à l’avant, et les suivre tout au long de leurs aventures au fil des saisons.

C’est dans cette optique-là que nous sommes allées à la rencontre d’un coureur membre de l’AVC Aix-en-Provence, qui aura 22 ans le 24 juin prochain. Voici le premier Numéro du Petit Journal de Thomas Navarro.

 Bonjour Thomas. Pour commencer, parle-nous de toi, hors vélo…

Je suis actuellement en Master 2 en Préparation physique et Ré-athlétisation au STAPS. J’ai la chance de vivre dans la plus belle ville de France : Nice.
La fac et le vélo me prennent beaucoup de temps. Donc dès que j’ai du temps libre, j’en profite pour voir certains amis qui sont vraiment importants pour moi, aller profiter un peu de la vie avec eux  et se détendre.

  • … Puis de la place du cyclisme dans ta vie.

Je suis venu au cyclisme vraiment par hasard. J’ai fait une ballade un jour en VTT, ça m’a plu et je me suis inscrit dans un club de VTT ; je me suis vite rendu compte que les chemins n’étaient pas faits pour moi et j’ai basculé sur la route en franchissant les niveaux les uns après les autres. J’ai commencé à vraiment en faire à fond dans les années Juniors au Sprinter Club de Nice, mon club de cœur et je suis maintenant dans l’une des plus grandes équipes Françaises : L’AVC Aix-en-Provence.

  • Quels souvenirs les plus marquants retiens-tu de tous tes coups de pédale ? (Qu’ils soient bons ou mauvais, en compétition, à l’entraînement…)

Des souvenirs après sept ans de cyclisme, j’en ai forcement plein la tête. Ce sport nous offre un lot d’émotions énorme en une année. On passe de sentiment de plénitude à des moments de galère et de remise en question. Mais le positif reste, pour ma part, toujours plus important et je pense d’ailleurs que j’arrêterai lorsque ça ne sera plus le cas.

Dans les meilleurs moments, je dirais les entraînements passés avec mes meilleurs amis à découvrir de nouvelles routes, les victoires bien évidemment et les week-end de courses avec les amis.

Côté galère, j’ai en tête les périodes où le physique ne suit plus, j’ai souvent eu des coups de mou en plein été (carence en Fer, Mononucléose) et ce sont des périodes délicates à gérer.

La course qui m’a le plus marquée est l’étape reine de la Ronde de l’isard 2014. On s’était pris la neige, des conditions apocalyptiques, une galère mémorable mais qui m’avait au final satisfait.

  • Peux-tu nous présenter l’AVC Aix ?

C’est l’une des équipes françaises qui a le plus gros passé, un palmarès énorme. Quand j’étais plus jeune, je voyais cette équipe comme une référence (étant la seule DN1 de PACA).
Le Manager Jean-Michel Bourgouin m’avait contacté il y a deux ans et j’avais été séduit par son discours. C’est donc ma deuxième année dans cette équipe et pour l’instant, tout se passe bien.

  • Quels sont tes rôles ?

L’année passée, celle de la découverte de la DN1. J’étais clairement là pour aider, surtout que nous avions deux gars vraiment au dessus du lot (Anthony Perez & Thomas Rostollan). J’ai beaucoup appris de cette première année grâce aux courses et aux conseils des anciens.
Cette année, je dois plus m’affirmer mais les sensations ne sont pas encore comme je voudrais.
Nous avons aussi la chance cette saison d’avoir un sprinteur et des grimpeurs pouvant faire la différence donc je devrais souvent me mettre à leur service.

  • Quels types de courses apprécies-tu le plus, et le moins ?

Le moins c’est très simple : les courses plates à bordures ! Je déteste ça, le plat et le vent c’est deux choses que je ne connais pas sur la côte d’azur !

J’apprécie les courses vallonnées qui sont vraiment usantes, avec du dénivelé mais pas de gros cols de 10kilomètres, c’est dans ces courses que je suis le plus à l’aise.

  • Comment s’est passé ton début de saison ?

Mal, pas du tout comme je voulais. Je n’ai pas pu faire un hiver très sérieux comme les années précédentes à cause de mon semestre chargé à la fac, et je l’ai ressenti en début de saison. La première semaine de course azuréenne m’avait fait du bien, la forme arrivait puis j’ai attrapé un virus juste avant le Souvenir Jean Masse. J’ai dû couper quasiment une semaine complète et j’ai retrouvé des bonnes sensations seulement  le week-end précédent. (À noter que la forme revient bien, avec deux belles places le week-end dernier : 12ème du Grand Prix Rhône-Alpes Sud et 20ème de la Transversale des As de l’Ain).

  • Quels sont tes objectifs à court et moyen terme ?

Cette année, j’aimerais gagner une course, chose que je n’ai pas réussi à faire l’année dernière. Je pense aussi aux Challenges National Espoirs, pour ma dernière année j’aimerais y faire quelque chose.
Et pour finir, marquer des points en coupe de France DN1. L’équipe a fait un très mauvais départ, on n’a pas eu de chance jusqu’à maintenant et il va falloir rectifier le tir.

  • Qu’aimes-tu faire en dehors du vélo ?

Profiter de mes amis, suivre l’OGC Nice, me détendre, aller à la plage ou dans l’arrière pays Niçois. J’ai un faible pour la nourriture, on essaye de se limiter à un restaurant par semaine avec les amis.

Niveau travail, j’ai un mémoire à rendre pour début juin donc malheureusement, je vais passer plus de temps à travailler qu’à profiter…

  • Un mot pour terminer ?

J’espère faire une bonne année sans connaître de pépins physique (blessure, carences etc). Me faire plaisir sur le vélo est la chose la plus importante et j’aimerais avoir mon Master 2 pour tirer un trait définitif sur les études.

Merci à Thomas pour ce premier Numéro. En attendant le deuxième, nous lui souhaitons à lui et à son équipe un beau mois d’avril.

Rédigé par

Natacha Cayuela - Coordinatrice pour cyclistes

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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