Le petit Journal de Thomas Navarro n°2

Deuxième numéro : Entre victoire et mémoire

  • mardi 7 juin 2016

Lors du premier numéro du petit journal consacré à Thomas Navarro, nous avons fait plus ample connaissance avec le coureur pensionnaire de l’AVC Aix, qui  fêtera ses 22 ans à la fin de ce mois de juin. Depuis, nous sommes restées en contact avec le niçois. Place à la seconde partie de ses aventures.

 Suite à notre premier entretien, deux mois se sont écoulés. Il s’en est passé des choses pendant cette période, à commencer par de grosses courses, et une victoire ! Tu as donc plein de choses à nous raconter…

Effectivement, il s’est passé beaucoup de choses, surtout au mois de mai. J’ai eu des bonnes et des mauvaises périodes.

  • Commençons par ta victoire. Peux-tu nous décrire ces moments particuliers ?

C’était une course régionale à Ampus (Var). La semaine d’avant, j’avais participé au Circuit de Saône-et-Loire et je savais que j’aurai de bonnes jambes le week-end d’après. J’avais pu voir la veille sur un contre-la-montre (exercice qui ne me correspond pas à la base) que j’avais de bonnes sensations. Je ne voulais pas me louper sur cette course ; tout s’est bien goupillé et j’ai pu m’imposer en solitaire.

  • Sens-tu un changement en toi depuis que tu as levé les bras ? 

Pas vraiment, j’étais heureux et soulagé le soir même car ça reste ma première victoire en toutes catégories, mais cela n’a rien changé. La victoire procure beaucoup de bien mais reste vraiment éphémère.
En revanche, cela m’a forcement donné un peu plus de confiance, et je sais maintenant que je peux faire la différence assez facilement sur les courses régionales. Le week-end dernier m’a rassuré, j’ai pris une 2ème et 5ème place sur le Championnat régional.

  • Tu as participé à la prestigieuse course La Ronde de l’Isard. Comment était l’ambiance ?

C’est l’une des courses la plus exigeante pour les Espoirs. Cette année, le plateau était relevé avec la présence de nombreux étrangers. On fait du vélo pour participer à ce genre d’épreuve et c’est toujours un plaisir d’être sur une course importante.
En revanche, même si l’organisation était bien structurée, cela n’avait rien à voir avec des épreuves comme le Rhône-Alpes Isère Tour ou le Tour des Pays de Savoie, deux épreuves auxquelles j’avais pu participé l’année passée et qui m’ont laissé un très bon souvenir.

  • As-tu ressenti une pression particulière en prenant le départ, puis au fil des kilomètres ?

J’avais une certaine pression car, n’étant pas un pur grimpeur, je m’étais entraîné pour « limiter la casse » en montagne, et essayer de faire un top 15 au général.
Après les deux premières étapes et les arrivées aux sommets, j’étais 20ème du général, cela me laissait encore plein d’espoir avant la désillusion du samedi et les premières chaleurs…

  • Justement, il parait que le sudiste que tu es a du mal avec la chaleur ?

En effet, je n’ai jamais supporté la chaleur et encore moins les premiers coups de chaud. J’essaie d’améliorer ça mais ce n’est pas évident, je n’ai pas encore trouver de solution efficace. Pourtant je vis à Nice et m’entraîne sous de grosses chaleurs, donc c’est quelque chose que je ne comprends pas vraiment.

  • Après toutes ces émotions, place à la suite de la saison. Quels sont tes prochaines courses et tes objectifs ?

Le week-end dernier (4 et 5 juin) a eu lieu deux courses régionales, on ne devait pas se louper avec l’équipe et on a plutôt bien assuré en prenant les trois premières places des deux courses. Pour ma part, je fais 2ème le samedi et 5ème le dimanche et vice champion Espoirs. Ce sont toujours des courses disputées où il faut marcher.

Maintenant, direction la coupe de France DN1, c’est un rendez vous très important pour l’équipe, il faut absolument que l’on marque des points. J’irai avant tout pour aider l’équipe et me mettre au service de nos leaders.

Ensuite, j’aurai une fin de mois de juin tranquille. J’en profiterai pour terminer mon mémoire de Master 2 et faire un peu de jus, car le mois de juillet sera chargé avec plusieurs tours au programme (Challenge Espoirs, Tour de Côte-d’Or, et Tour d’Auvergne). Donc j’aimerais bien marcher tout le mois de juillet.

  • En course et surtout entre les coups de pédale, suis-tu un régime particulier pour rester affûté ?

On fait toujours attention à ce que l’on mange, que ça soit en course ou à la maison. Cette année, j’ai quasiment deux kilos de moins que l’année dernière à la même période. Je suis quelqu’un de gourmand, donc je m’accorde des petits plaisirs de temps en temps mais je reste sérieux en général. Je fais de plus en plus d’efforts sur cet aspect car c’est super important, mais je suis loin d’être à 100% comme certains.

  • Tu prépares un mémoire en rapport avec le cyclisme. Peux-tu nous en donner les grandes lignes ?

Ce mémoire est la dernière échéance pour valider mon Master 2 en Préparation Physique et Réathlétisation. Il concerne la tendinopathies rotulienne en cyclisme, c’est un programme de prévention afin d’éviter cette blessure. Je fais mon stage de fin d’études au sein du Pôle Espoir de Nice avec Olivier Presse (qui est aussi mon entraîneur).

  • Pour finir ce second numéro, as-tu quelque chose à ajouter ?

Je tiens juste à remercier toutes les personnes qui me soutiennent, que ça soit mes parents, mes amis qui sont très importants pour moi, ainsi que toutes les personnes qui m’aident à continuer ma passion. (Je pense forcement à Olivier Presse et mes quelques sponsors).

Un grand merci à Thomas pour sa gentillesse et sa disponibilité. Nous lui souhaitons un très bon mois de juillet. Les objectifs seront-t-ils atteints ? Pour le savoir, rendez-vous au prochain numéro.

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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