La Romance réelle de Yacine Chalel

Une Histoire de Passion aux multiples Saveurs

  • dimanche 27 septembre 2020

Photo : Alex Roma

 

 

Lors de notre Fil Rouge spécial confinement, nous avions notamment fait connaissance avec Yacine Chalel, qui nous racontait qu’après de multiples voyages et bien plus encore de tours de pistes, se poser chez lui n’était pas dans ses habitudes.

 

 

 

Depuis, la saison a repris également pour lui, avec détermination et ambition. Le coureur qui évolue sous les couleurs du Paris Cycliste Olympique pour une deuxième et dernière année a déjà le guidon tourné vers l’avenir. Voyons à ses côtés comment il l’envisage.

 

  • Bonjour Yacine, nous sommes ravies de te retrouver pour ce nouveau mets qui t’es entièrement dédié ! Si tu devais résumer le déroulement de ces derniers mois en un titre de film, lequel choisirais-tu et pourquoi ?

Bonjour Natacha, je suis ravi de pouvoir revenir en cuisine avec toi. Si je devais résumer les mois qui se sont écoulés avec un titre de film, je citerai : « Demain est un autre jour ». J’ai connu beaucoup de hauts et de bas et je pense que cela résume parfaitement l’état d’esprit dans lequel j’étais depuis le confinement. Chaque mauvais moment est temporaire, et le jour d’après ne peut être que meilleur si on le pense sincèrement.

 

  • Comment évoluent tes sensations et tes conditions depuis la reprise ?

J’ai été blessé au genou quelques jours après le déconfinement. Cette blessure m’empêchait de m’entraîner correctement. J’étais très affecté physiquement et moralement, et j’ai failli perdre espoir de faire une bonne saison. Finalement, j’ai pu reprendre mi-juillet avec un stage en altitude avec quelques-uns de mes coéquipiers. J’étais vraiment à la rue, mais j’ai retrouvé de bonnes sensations dès la reprise des compétitions. Je suis passé tout proche de la victoire aussi bien sur route que sur piste mais il me manque encore ce brin de réussite et de force pour y arriver.

En fait, je trouve ma condition très particulière depuis la reprise : j’ai l’impression de tenir une bonne forme sans pour autant avoir connu un pic.Je continue de travailler dur et j’espère que cela va payer dans les prochains jours.

 

  • Abordons le chapitre du cyclisme sur piste. Tu nous décris ce que cette discipline représente pour toi ?

Quand j’ai commencé la compétition en 2004, je n’avais en tête que la route. J’ai le souvenir d’un mercredi où nous avions entraînement dans mon premier club et où nous sommes allés au vélodrome de la Cipale pour voir la Coupe de France de l’américaine. Il y avait quelques grands champions de l’époque dont Arnaud Tournant mais ce n’était pas une discipline qui m’attirait.

Tout a commencé en Benjamin, lors d’un stage de découverte au vélodrome de Saint-Denis. À l’époque, j’étais effrayé par les virages relevés de la piste, mais j’y ai peu à peu pris goût. Par la suite, j’ai continué de participer à des compétitions sur piste mais sans grande ambition. Ce n’est qu’à partir de 2014, après une chute sur route en fin de saison que j’ai vraiment voulu me mettre à la piste plus sérieusement. Mais je ne pensais pas que la piste me ferait vivre tout ce que j’ai vécu depuis.

C’est difficile de choisir entre la route et la piste. Je prends énormément de plaisir sur un vélo, peu importe la discipline. La route se rapproche plus de l’essence de notre sport, à savoir l’endurance et la capacité à repousser nos limites sur la distance la plus longue possible. Mais les sensations sur une piste sont tellement plus intenses, c’est indescriptible. Les courses sur route sont parfois « ennuyantes », surtout dans le peloton lorsqu’il ne se passe pas grand-chose. Sur piste, il faut rester concentré tout le temps, et il se passe toujours quelque chose, que ce soit une attaque, un sprint pour marquer des points, c’est quelque chose que j’apprécie particulièrement. Et les sensations de vitesse y sont bien plus impressionnantes que sur route. En y réfléchissant bien, je préfère être sur mon vélo de route à l’entraînement et sur mon vélo de piste pour les compétitions.

J’ai déjà participé à six manches de Coupe du monde, quatre Championnats d’Afrique et trois Championnats du monde. J’ai obtenu un titre de champion d’Afrique, huit autres médailles et deux top 20 sur les Championnats du monde. Mon objectif ultime était une qualification pour les Jeux Olympiques de Tokyo, que j’ai manqué d’un souffle. Mais j’ai simplement déporté mon rêve olympique pour 2024 à Paris. Je ne pense pas être en mesure d’accéder à un tel niveau sur la route, tant les places sont réduites. Alors la piste me permet d’intégrer le circuit international, de voyager et de côtoyer les meilleurs athlètes de la planète, ce qui n’est pas pour me déplaire.

Je suis en sélection avec l’équipe d’Algérie depuis Février 2016 maintenant. Mon pays a toujours eu une culture de la piste, mais sans vélodrome digne de ce nom, c’est plus compliqué qu’ailleurs. Je n’ai pas ce problème vivant à Paris, mais on a encore du mal à générer une véritable dynamique. C’est mon but à terme.

 

Yacine en compagnie de son père – Photo : Antonio Borga

 

 

  • Lors de notre échange précédant, tu travaillais sur une organisation autour de ton équipe sur piste. Peux-tu nous en dire plus ?

L’année dernière, nous nous sommes associés à cinq pour créer une équipe UCI de cyclisme sur piste. C’est un projet que nous avons développé pendant plus d’un an et demi, et nous étions très fier de pouvoir le concrétiser. C’était une équipe composée de six coureurs avec quatre coureurs français dont François Pervis et deux coureurs algériens et basés en Pologne.

Mon but est de poursuivre pour une nouvelle saison avec cette équipe, en la domiciliant en Algérie. Mais avec le Covid, les choses se sont compliquées et les sponsors que nous avions se sont désistés. Nous travaillons dur pour combler cela et pouvoir l’enregistrer le plus rapidement possible, notamment pour les coureurs qui ne peuvent participer à des manches de Coupe du monde avec leur nation. À terme, j’aimerais que cette équipe devienne un tremplin pour le développement de la piste en Algérie.

 

  • Tu précisais également faire très attention à ton alimentation. Quel type de ravitos préconises-tu ?

Dès le début du confinement, j’ai compris qu’il fallait que je sois très vigilant sur mon alimentation. Je suis naturellement assez gras, et je suis très gourmand. Je dois donc rester en alerte car j’ai tendance à prendre du poids très rapidement. J’ai profondément modifié mes habitudes alimentaires depuis quelques mois et je sens une réelle différence. Je mange beaucoup plus de légumes frais, j’ai réduit ma consommation de viande et j’ai totalement supprimé les produits laitiers. On pourrait se comparer à une voiture : si on met le mauvais carburant dans le réservoir, la voiture ne roulera plus comme elle le devrait.

Pour ne pas me laisser aller, je cuisine la plupart du temps. Je ne suis pas un grand chef étoilé, mais ça me permet de contrôler ce que je mange et de ne pas faire n’importe quoi. J’essaye de rester simple dans mes menus, c’est devenu une habitude pour moi. Cela ne m’empêche pas de prendre du plaisir à manger, mais je le fais différemment. D’une façon générale, je fais tout pour manger le plus d’aliments bruts. J’ai passé beaucoup de temps à m’informer sur l’alimentation moderne industrielle, et j’ai très vite compris qu’il fallait s’éloigner de ce mode de consommation, aussi bien pour la performance que pour la santé.

Je mange en fonction de mes besoins, aussi bien en quantité qu’au niveau des aliments. Je vais par exemple réduire mon apport en glucides lorsque je suis en jour de repos ou en coupure et compenser par plus de légumes. Pour construire mes repas, je pense toujours à faire en sorte que la quantité de protéines, glucides et lipides soient suffisantes. Dès que j’ouvre mon réfrigérateur ou mon placard, je réfléchis comme ça.

Mais dans les moments où je souhaite me faire plaisir, je me tourne directement vers les plats traditionnels de la gastronomie algérienne. Ma mère les maîtrise à la perfection. Je suis également un grand fan de la cuisine libanaise. J’essaye de me limiter à une fois par mois, ce qui me suffit amplement. Je ne ressens plus vraiment de frustration comme je pouvais en connaître avant. Mon pêché mignon ultime est le chocolat, sous toutes ses formes. Mais je préfère ne pas en abuser, j’ai parfois du mal à me limiter.

Si j’ai un ravito à vous conseiller absolument pour vos entraînements, ce serait de la pâte de datte. J’en ai souvent à la maison puisque ma mère en utilise pour faire des gâteaux. C’est le même principe que de la pâte d’amande et je trouve le goût bien plus agréable que la plupart des ravitos vendus par les grandes marques. C’est naturel, peu cher et cela vous amènera bien plus de bonnes choses qu’un gel bourré de maltodextrine.

Sur le vélo, mes ravitos vont dépendre du type d’effort : pour mes entraînements en endurance, je vais privilégier des fruits secs oléagineux comme des amandes ou des noix. Lorsque l’intensité est plus importante, des fruits ou de la pâte de datte. Je complète cela avec des BCAA en poudre que je mets dans mes bidons. Sur piste en revanche, je m’alimente très peu entre les compétitions, je préfère boire une boisson sucrée pour ne rien avoir dans l’estomac, ce qui serait préjudiciable vu le niveau d’intensité exigé.

 

  • Au-delà des entraînements et des compétitions, le vélo à haut niveau rime très souvent avec de nombreux déplacements et donc des voyages. Que représentent-t-ils pour toi ?

C’est l’un des aspects que j’apprécie le plus dans le sport de haut niveau. Lorsque j’ai obtenu mon master l’année dernière, j’avais le choix de tout arrêter et de connaître une vie bien rangée, dans le même bureau tous les jours. Au lieu de cela, je me retrouve en déplacement tout le temps et je n’ai jamais le temps de m’ennuyer. J’aime l’idée de pouvoir découvrir de nouvelles cultures, d’aller à la rencontre de nouvelles personnes, cela ouvre l’esprit.

J’ai pris l’habitude de ne jamais être très longtemps à la maison, et le confinement me l’a rappelé. Alors pouvoir reprendre le cours de tous ces voyages a été un véritable soulagement pour moi, même si tout n’est pas encore parfait. J’ai déjà accumulé tellement de souvenirs, jamais je ne pensais que le vélo me ferait vivre tout cela.

 

Changement de monture provisoire ! Photo via Yacine C.

 

 

  • Quels sont les pays où tu aimes le plus te rendre ? 

J’ai des attaches avec l’Allemagne. J’ai vécu quelques mois à Berlin pour un échange universitaire et je parle allemand. Le Championnat du monde était là-bas cette année et c’était très spécial pour moi d’y retourner. J’ai servi de guide et de traducteur à mon père et au staff. C’est un pays où je me sens très bien. C’est toujours drôle lorsque j’y suis et que je commence à discuter avec d’autres coureurs dans leur langue, ils ont toujours un moment d’étonnement.

Je rentre tout juste d’un week-end à Barcelone pour le trophée international. C’est la troisième fois que j’y participe, et je rentre toujours chez moi plein de satisfaction. Sportivement, j’arrive régulièrement à réussir de bonnes performances (6ème de l’omnium et 2ème de la madison cette année) et les organisateurs sont absolument géniaux avec nous. Ils sont aux petits soins et je passe toujours d’excellents moments là-bas.

J’ai été deux fois en Afrique du Sud pour le Championnat d’Afrique. Je voulais absolument visiter ce pays. Son histoire est si singulière, j’avais à cœur de m’y rendre pour me rendre compte de la réalité sur place. C’est une atmosphère très particulière, même si les vestiges du passé y sont encore très présents.

J’ai beaucoup aimé mon voyage au Canada. C’était un moment très particulier : je venais à peine de rentrer du Caire pour le Championnat d’Afrique où j’avais loupé le titre d’un rien. L’UCI m’a confirmé que je pouvais participer à la dernière manche de Coupe du monde à Milton (à 40 kilomètres de Toronto) en plein Championnat.

J’ai donc dû tout organiser depuis ma chambre d’hôtel en Égypte. Je n’ai passé qu’une nuit à Paris puis je suis directement allé le lendemain matin à l’aéroport. J’ai subi un double choc : à la fois thermique (il faisait 20 degrés au Caire et -10° à mon arrivée à Toronto) et horaire (il y a six heures de décalage entre Paris et Toronto). Mais c’était ma dernière chance de me qualifier pour les Jeux Olympiques et je n’avais pas d’autre choix de m’adapter. Malgré tout, j’en garde un excellent souvenir. Sur place, les gens ont tous été très accueillants et chaleureux avec moi. Il y a même un spectateur qui est venu me voir après l’omnium pour me féliciter et mettre en avant ma course à l’élimination (j’avais fini 10ème), en me disant que lui et sa famille m’ont autant encouragé que le représentant du Canada. C’est un souvenir qui m’a marqué et j’espère vraiment y retourner le plus vite possible.

Ce que j’aime dans le voyage, c’est la part d’inconnu et de nouveauté. On ne sait jamais vraiment ce qu’on va vivre, c’est ce qui rend cette vie aussi intéressante.

 

  • Le confinement a modifié certaines habitudes ; continues-tu de prendre le temps de lire ?

Malheureusement, j’ai un peu plus de mal à rester constant en ce qui concerne la lecture depuis la reprise des compétitions. Mais je promets de m’y remettre sérieusement le plus vite possible. J’aime vraiment la lecture, même si cela est apparu assez tard chez moi, lorsque j’ai intégré l’université.

 

  • Maupassant est ton auteur préféré ; quelles citations t’inspirent ou t’ont le plus marqué ?

Chez Maupassant, ce n’est pas tant des citations précises que son style qui m’a marqué. Il était en avance sur son temps, et il avait un tel talent pour créer de l’intensité dans ses récits. Les œuvres que j’apprécié le plus sont les nouvelles qu’il écrivait dans des journaux et qui de fil en aiguille lui ont permis d’écrire le chef d’œuvre qu’est le Horla. Il était obnubilé par la folie, le passage d’un état mental sain à un état de folie, c’est le thème qui est abordé dans la plupart de ces nouvelles et du Horla. D’ailleurs, il est mort de folie, étrange ironie de l’histoire.

Je pourrai citer ceci : « La solitude est dangereuse pour les intelligences qui travaillent … Quand nous sommes seuls longtemps, nous peuplons le vide de fantômes. »

 

  • Travaillant en milieu hospitalier, tes parents sont en première ligne depuis le début de la pandémie. Comment vont-t-ils et le vivent-t-ils avec l’évolution du virus ?

Mes parents travaillent à l’hôpital Bichat à Paris depuis une vingtaine d’années. Cet hôpital a été en première ligne lors de la première vague de COVID-19 puisqu’il est spécialisé dans les maladies infectieuses. Ils n’ont pas été affecté directement puisqu’ils travaillent dans l’administration, malgré tout ils ont travaillé pendant tout le confinement dans une ambiance très particulière. L’intégralité des services ont été fermé pour permettre d’accueillir les malades et ils ont dû s’adapter. Malgré tout, nous avons tous essayé de prendre cette situation avec philosophie, pour ne pas se laisser submerger par la situation.

Eux ont fort heureusement été épargnés, mais certains de leurs collègues proches ont été malades, et une personne travaillant dans un service à proximité de celui de mon père est mort des suites du COVID-19 pendant le confinement. Ils prennent les précautions d’usage, mais le milieu hospitalier est si particulier qu’ils ont le recul nécessaire pour vivre cette situation de la façon la plus sereine possible.

 

  • Malgré cette saison très particulière, l’automne est la saison des transferts. Tu es en pleine réflexion pour ton choix d’équipe de l’an prochain. Quels sont les critères primordiaux qui vont orienter ta décision ?

Après deux ans au Paris Cycliste Olympique, il est temps pour moi de découvrir de nouveaux horizons. J’ai eu de profonds désaccords avec la nouvelle direction sportive, et je suis déçu à l’idée de partir. J’avais envie de m’inscrire dans un projet de long terme avec cette équipe, mais la vie est ainsi faite.

J’ai décidé de me laisser le temps de la réflexion pour faire le bon choix pour mon avenir. Mes attentes sont globales, je n’ai jamais voulu devenir un mercenaire avide d’argent. J’ai avant tout besoin de m’intégrer dans un projet sportif avec un calendrier de courses ambitieux, un effectif où la bonne ambiance règne et un staff qui maîtrise la communication vis-à-vis des coureurs. Si je reste en DN, j’aimerais que ce soit dans un club où je pourrai m’y sentir comme dans une famille. C’est ce que j’avais connu dans mes deux premiers clubs, et c’est quelque chose de très important pour moi.

Malgré tout, une expérience à l’étranger ne me déplairait pas. Si tel est le cas, je pense que j’irais vivre dans un autre pays, potentiellement celui où l’équipe est implantée. Je sens que j’ai besoin de changement dans ma carrière. Sortir de sa zone de confort est primordial pour progresser.

Peu importe l’équipe dans laquelle je signerai l’année prochaine, j’ai une exigence qui est fondamentale pour moi : je dois pouvoir continuer à pratiquer la piste à haut niveau sans que cela soit mal vu. Je serai vigilant à ce que ce soit le cas, même si je comprends que des absences répétées peuvent être préjudiciables pour s’intégrer dans une équipe.

 

Yacine Chalel (photo) à la remise de diplôme

 

 

  • Comme chez beaucoup de cyclistes, il n’y a pas que le vélo dans ta vie. Il y a notamment les études aussi ! Parle-nous de ton parcours et de tes ambitions sans avoir à pédaler.

Je me consacre depuis un an maintenant à 100% au vélo. Mais j’ai pendant longtemps concilié le vélo avec mes études. J’ai obtenu un master en contrôle de gestion à Paris-Dauphine. C’est une université très réputée, et cela a été une fierté pour moi de pouvoir obtenir ce diplôme après toutes ces années. J’ai passé de formidables années en tant qu’étudiant là-bas, et j’y garde de fortes attaches.

En dehors du vélo, mon objectif est de devenir entrepreneur, potentiellement dans le monde du sport. J’ai toujours été réticent à l’idée d’être salarié, j’ai par exemple eu du mal lors de ma dernière année de master puisque j’étais en alternance à la SNCF. L’indépendance est une valeur très importante à mes yeux. Malheureusement, la pandémie a freiné mes projets puisque je devais me lancer dans l’événementiel sportif avec une grande compétition sportive en juin dernier. À l’heure actuelle, ce projet reste en suspens tant que les contraintes sanitaires n’auront pas évoluées. Mais je ne perds pas de vue l’idée de monter mon entreprise en parallèle de ma carrière sportive.

J’aimerais également commencer à me former pour devenir entraîneur. J’aime l’idée de transmettre – notamment aux plus jeunes – mon expérience et ma passion. Je pense me lancer dès cet hiver avec les modules d’accueil de la Fédération française. À terme, devenir entraîneur national en Algérie pourrait être quelque chose qui me donnerait envie.

 

Sur la piste… en tant qu’entraîneur. Photo via Yacine C.

 

 

  • Pour conclure cette recette copieuse, tu as « ingrédient libre » ! Que souhaites-tu ajouter ?

Pour finir cette interview, j’aimerai rendre hommage à toutes les personnes qui contribuent de près ou de loin au développement du cyclisme, aussi bien en France qu’à l’étranger. Et je mettrai l’accent sur les bénévoles, qui donnent beaucoup et sans compter pour nous permettre de vivre notre passion, encore plus pendant la période très délicate que nous vivons actuellement.

J’ai commencé le vélo en 2004 dans un club qui n’avait pas beaucoup de moyens mais où les bénévoles se donnaient corps et âmes pour nous permettre d’évoluer dans les meilleures conditions possibles. Des bénévoles comme ceux-là, j’en ai côtoyé tout au long de mes seize années de vélo, de près ou de loin. Alors un grand merci à vous, Mesdames et Messieurs, du fond de mon cœur, pour tout le bien que vous faîtes pour notre sport.

 

Entre les coups de pédale et les tours de piste – Photo : Michael Deines

 

 

Merci à Yacine Chalel pour cette succulente recette où la Passion se propage avec saveur. Nous te souhaitons une belle fin de saison et de faire les meilleurs choix pour toi, en vue de ton avenir qui a tout pour te réussir !

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.