Simon Pellaud vers de nouveaux horizons

En route pour de futures aventures

  • mardi 29 novembre 2016

Avec de bons résultats au long de la saison, IAM Cycling a été l’auteur d’une très belle année 2016. Hélas, ça n’empêchera pas le fait que l’on ne verra plus l’équipe dans le peloton l’an prochain. Dans ce nouveau plat, nous sommes allées à la rencontre du coureur cycliste valaisan âgé de 24 ans : Simon Pellaud, qui va poursuivre sa carrière à l’autre bout du monde.

 Bonjour Simon, et bienvenue Au bon dossard ! Avant de parler de ton avenir, revenons un peu en arrière, là où tout à débuté pour toi. Tu as commencé le vélo très tôt. Quelles anecdotes gardes-tu de tes premiers coups de pédale ?

Tout d’abord, mon grand-père était cycliste amateur – élite. Je pense que j’ai donc le cyclisme dans les gènes comme on dit ! J’ai débuté par le Mountain Bike, avant de passer à la route, où j’ai pu trouver plus de jeunes de mon âge qui avaient la même passion que moi. Lorsque j’étais à l’école primaire, il m’arrivait de « faire la course » avec le car postal pour rentrer chez mois après les cours. Bien sûr, je partais avec une bonne avance sur lui, mais les sept kilomètres de montée à plus de 9% de moyenne pour rentrer chez moi ont donné du fil à retordre à plus d’un cycliste aguerri !

  • La Suisse doit offrir de très beaux terrains de jeux pour les cyclistes. Quelles sont tes routes favorites ? 

Mes routes favorites sont bien évidemment celles qui se trouvent autour de chez moi, dans mon fabuleux canton qu’est le Valais. Il y en a vraiment pour tous les goûts ici et le microclimat local pousse à profiter des différents circuits du coin. En effet, les coteaux, pleins de vignobles offrent un panel de belles possibilités de ballades et d’entraînements sous un soleil très souvent radieux !

  • Tu as passé deux ans dans une équipe nationale du plus haut niveau. Qu’est-ce qui t’aura le plus marqué au court de ces saisons ? 

J’ai vraiment savouré cette chance de pouvoir être membre de l’équipe IAM du début à la fin. Je pense que ce qui m’a le plus marqué est l’organisation incroyable qu’est une formation professionnelle World Tour. Plus de soixante personnes travaillent tous les jours d’arrache-pied au bon fonctionnement de l’équipe. Et nous les coureurs, nous avons eu la chance d’évoluer dans un climat très sain et positif. C’est à mon avis grâce à ça que l’équipe à si bien marché jusqu’au bout.

  • Quel bilan as-tu tiré de ta saison 2016 ? En es-tu satisfait ?

Ma saison 2016 était placée une nouvelle fois sous le signe de l’apprentissage. En effet, je n’avais que très peu couru en 2015 (malgré une Vuelta dans les jambes en fin de saison). J’ai donc pu parfaire mon apprentissage et j’ai eu d’avantage l’occasion de me mettre en avant en prenant part à plusieurs échappées matinales. L’objectif principal de la saison était de faire une saison complète et de continuer à progresser, et à prendre du volume. Je suis satisfait. Il m’a juste manqué qu’une de mes échappées aille au bout et que je puisse ainsi jouer la victoire sur une épreuve.

  • Tu as terminé les deux Vuelta aux quelles tu as participé, et tu as même porté le maillot du meilleur grimpeur cette année. Qu’est-ce que ça t’a fait d’être dans la peau d’un coureur qui a un maillot distinctif sur les épaules ?

C’est sincèrement un des plus beaux souvenirs de ma saison, voir même de ma carrière. Même si je n’en était que le porteur (le maillot appartenait en réalité à Alexandre Geniez), j’ai savouré de pouvoir porter ce maillot. Il m’a permis de sortir un peu de l’anonymat du peloton !

  • Tu as également couru aux États-Unis, en terminant le Tour of Utah. As-tu ressenti ce changement d’ambiance, de culture au fil des courses et des pays dans lesquels tu as roulé ?

J’adore voyager et découvrir de nouvelles routes, de nouvelles personnes, régions, cultures… . Et en effet, l’Utah m’a particulièrement plu ! Je me réjouis d’y retourner l’été prochain au sein de ma nouvelle formation.

  • Y-a-t-il une épreuve où tu as particulièrement apprécié d’y participer ?

Comme je l’ai dit plus haut, j’ai adoré courir en Utah, mais les courses belges sont de loin celles qui me font le plus vibrer. La ferveur du public connaisseur, les routes empruntant ces monts et passages mythiques, ça n’a pour moi rien de comparable.

  • L’équipe IAM est donc malheureusement dissoute. Comment as-tu vécu cela de l’intérieur ?

Étonnamment, tout s’est passé avec le sourire (et quelques larmes bien sûr !). Il n’y a pas eu de débordement ou de mauvaises réactions. Je suis bien-sûr très triste que l’équipe s’arrête, mais mon histoire avec le cyclisme ne s’arrête pas avec IAM et c’est ce qui importe. Je tiens à sincèrement remercier Michel Thétaz pour la chance qu’il m’a offert de pouvoir porter ce maillot pendant ces deux saisons.

  • Place à l’avenir désormais ! Tu as donc trouvé ta place chez Illuminate pour la saison prochaine, ce qui signifie que tu vas partir dans une équipe américaine. Comment as-tu atterri là-bas ?

Disons que cette année, le marché était complètement saturé sur plus ou moins tous les continents (des équipes ont mis les clefs sous la porte en Europe, en Australie et aux USA). Il n’était donc vraiment pas donné d’avance que je puisse trouver quelque chose. J’ai eu des contacts très avancés avec plusieurs formations continentales professionnelles en Europe. Mais ça ne s’est jamais concrétisé.

J’ai finalement eu la chance de recevoir de l’intérêt du côté du Team Illuminate. Le projet me plaisait et l’idée de pouvoir évoluer dans une formation américaine m’a toujours séduit ! Je n’ai donc pas hésité longtemps à m’engager avec eux. Mon manager a déjà un coureur chez eux (Edwin Avila, le champion de Colombie en titre). C’est grâce à ses bonnes relations avec l’équipe que j’ai pu trouver cette place.

  • Peux-tu nous présenter ta future équipe ? Est-ce que tu Connais déjà quelques uns de tes coéquipiers ?

Le Team Illuminate est une équipe continentale américaine basée à San Francisco. Sa principale caractéristique est… son maillot, il est complètement noir et n’arbore aucun sponsor. En effet, celui-ci a un projet à long terme avec l’équipe et ne s’est pas encore annoncé. La stratégie marketing peut surprendre, mais est très intéressante à mes yeux. Depuis ma signature, j’ai eu quelques contacts avec certains coureurs du Team. Je vais même aller passer l’hiver chez Avila à Bogota. Mais à vrai dire, je ne connais personne chez eux. Tout ne sera que découverte !

  • Quels y seront tes rôles ? Tes objectifs ? Ton programme dans les grandes lignes ?

Mon rôle sera assez clair : aider Avila pour les sprints et chercher à faire des résultats pour mon propre compte. Mon statut sera totalement différent de celui que j’avais chez IAM. J’arrive chez Illuminate avec la « pancarte » de coureur World Tour. À moi de l’assumer, de montrer ce que je sais faire ! Je suis très motivé et j’espère pouvoir continuer à progresser en ayant plus souvent la possibilité de courir pour moi.

Mon objectif sera d’être bien présent dès le début de saison. Mais surtout d’être performant sur les courses majeures du calendrier américain cet été (Utah, Colorado, Virginia,…). Le programme sera découpé en trois parties : la première en Asie avec le Tour de Taiwan par exemple, la deuxième en Europe avec l’Azerbaïdjan et la Croatie dans le viseur et pour finir aux USA avec, comme je l’ai dit précédemment un programme complet.

  • Avant de se lancer dans la saison 2017, il est l’heure de la trêve hivernale. Comment la gères-tu ?

J’ai profité de la traditionnelle coupure hivernale pour explorer la beauté de mes montagnes valaisannes. L’automne est pour moi la plus belle des saisons et j’adore aller me balader avec ces couleurs fantastiques. J’ai bien évidemment profité de ces semaines de pause afin de sortir et de voir mes amis.

  • Pour bien peaufiner ta rentée, tu vas partir t’entraîner en Colombie ?

Effectivement, je vais partir juste avant les fêtes à Bogota. Ce voyage sera l’occasion pour moi de préparer au mieux la saison à venir mais aussi et surtout de découvrir une nouvelle culture. Vivement !

  • Qu’aimes-tu faire en dehors du vélo ?

J’adore voyager. Partager un bon repas avec mes amis quand je suis chez moi et me balader en montagne.

  • Souhaites-tu ajouter quelque chose ?

Merci beaucoup pour votre intérêt et à tout bientôt pour de nouvelles aventures !

Un grand merci à toi pour cet échange. Nous te souhaitons de passer un bel hiver, et surtout une belle saison 2017 !

Pour en savoir plus sur Simon, rendez-vous sur son site internet.

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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