Au pays du Soleil-Levant avec Quentin Arbonnier

En route pour un voyage gourmand riche en saveurs

  • mercredi 29 juin 2016

Il n’y a pas que le vélo dans la vie. Chez les cyclistes aussi… même s’il n’est jamais trop loin, et bien présent dans leur esprit. C’est ce que nous a raconté Quentin Arbonnier, que nous avons retrouvé pour un nouveau petit plat préparé à l’autre bout du monde, là où tout est si différent. Embarquement immédiat pour le Japon, avec une recette typique en guise de trophée.

 On t’avait suivi lors de tes aventures l’année passée. Tu avais notamment participé avec brio aux 24 heures du Mans à véloComment vas-tu depuis ?

Ҫa va plutôt bien ! Dès septembre dernier, j’ai entamé une année un peu particulière. Je suis passé en alternance, donc forcement le rythme est beaucoup plus soutenu entre l’école et le travail, on n’a jamais de temps mort ! J’ai l’impression d’être toujours à 110% encore plus en ce moment avec le mémoire de fin d’étude et les dossiers qui s’accumulent… Mais je tiens le bon bout, c’est bientôt la fin.

  • Quelle place a le vélo dans ta vie cette saison ?

J’ai repris une licence au club de Chambéry cette année, pour essayer de driver les jeunes sur quelques courses. J’ai très peu couru mais malgré tout, j’ai pris du plaisir ! Je me prends beaucoup moins la tête, ce n’est pas plus mal… Malheureusement pour l’instant, j’ai une tendinite et peu de temps d’aller sur les courses le week-end, entre le boulot et les dossiers pour l’école.

J’avais stoppé le vélo début septembre très écœuré, avec un ras-le-bol général pour plein de raisons. J’avais délaissé le vélo pendant environ un mois et demi au profit de la course à pied, puis progressivement, je m’y suis remis ! Maintenant, c’est devenu un équilibre, un moyen de se vider l’esprit, de décompresser, de passer du temps avec les copains. Chaque entraînement c’est du plaisir ! Malgré qu’en ce moment je ne cours pas, j’ai besoin d’aller rouler, c’est un virus que je ne pourrais pas perdre.

  • Es-tu satisfait de ces six premiers mois de l’année ?

Compliqué d’avoir du recul ! Sur les courses que j’ai faites, j’ai pris du plaisir. J’ai pu constater que j’avais de bons restes, vraiment, c’est agréable. Je n’ai cependant pas pu participer à des courses à étapes avec le travail, mais j’espère remédier à ça d’ici la fin d’année. Pour le reste, ça suit son cours, au boulot tout se passe bien, à l’école aussi, j’ai réussi mon concours d’entrée en Master, il ne manque plus qu’à valider mon année et je pourrais partir en vacances l’esprit tranquille.

  • Quels sont tes objectifs avec et sans bicyclette ?

Pour la bicyclette, je dirais retrouver le chemin des courses déjà et soigner ma tendinite. J’ai vraiment envie de raccrocher un dossard, ça me manque, tout comme j’aimerais refaire une saison quasi pleine l’année prochaine. Mon emploi du temps devrait être plus adéquat,  plus doux. Avec mon école à Annecy et mon travail à Lyon j’ai laissé énormément de jus !

Hors vélo, je suis engagé sur quelques trails avec mes copains ex-cyclistes (ou non) et on espère bien prendre du plaisir tous ensemble. Être dans la nature entre potes à gambader dans les montagnes c’est quand même pas tant mal… On découvre une autre ambiance, on est assez loin de l’esprit du vélo, ça fait du bien de voir autre chose. On a l’impression de redécouvrir une discipline comme lors de nos premières courses en école de cyclisme. J’adore ce sentiment, c’est une manière de sortir de notre zone de confort.

  • Tu es parti au Japon au mois de mai. Qu’est-ce qui t’a emmené là-bas ?

Je suis effectivement parti au Japon avec mon école. Nous étions en séminaire pendant une semaine pour rencontrer des entreprises présentes en France mais aussi au Japon. Pendant une à deux heures, nous échangions avec les entreprises sur certaines problématiques actuelles que ce soit à l’international ou sur le marché japonais, qui reste un marché à part et très complexe.

Nous avons visité Orange, LVMH, rencontré les créateurs de la French Tech à Tokyo. C’était vraiment riche, on a appris un paquet de trucs qui nous serviront forcément pour la suite de notre carrière professionnelle.

  • Comment s’est déroulé ton séjour ? Le dépaysement a dû être total…

Nous sommes arrivés le samedi soir à Tokyo, nous restions là-bas le temps d’une grosse semaine. Chaque jour, nous avions deux entreprises : une le matin, une l’après-midi. C’était assez intense, les trajets sont assez longs là-bas, tout est démultiplié. Ensuite, le soir nous avions quartier libre, l’occasion de se faire aux coutumes locales. Au Japon, ils font du business uniquement après avoir pris l’apéro. On a aussi visité des temples, des parcs, on n’a pas arrêté une seule seconde. Une semaine, ce n’est pas suffisant pour tout faire. Mon ami Tom Bossis qui est là-bas depuis septembre dernier continu de découvrir Tokyo.

J’ai été très marqué par la mentalité des gens. Ils sont ultra clames et respectueux, on est bien loin de la culture occidentale qui est assez nombriliste. Le soutien et l’entraide font partie de la culture ; si vous êtes perdu, les gens prennent le temps de vous accompagner, de vous expliquer malgré la barrière de la langue. Les gens font la queue sans doubler pour rentrer dans le métro, ils ne traversent jamais au feu rouge, enfin il y a plein de choses comme ça qui font que l’occidental de base prend une claque en arrivant au Japon (ils parlent très peu anglais). Pour la petite anecdote, en sortant du restaurant un soir, un ami perd son paquet de cigarettes. Le serveur lui courait après pour lui rembourser tellement il était désolé pour lui… Chaque jour, nous avons été reçus à bras ouverts.

  • Quel lien pourrais-tu faire entre ton voyage et le coureur cycliste que tu es ?

Le cyclisme c’est une forme de voyage ! Je regrette de ne pas être resté assez longtemps, j’aurais tellement voulu partager une sortie avec mon ami Tom Bossis ! Le cyclisme vous transporte toute l’année à droite, à gauche. J’ai eu la chance de courir à l’étranger et à chaque fois, ce fut avant tout des expériences humaines.

Si je devais faire une parallèle entre mon voyage et le cyclisme, ce serait sur la découverte. Chaque course cycliste est différente, en fonction de son parcours, de son schéma de course, de ses conditions, des partants. Le voyage c’est un peu pareil, chaque voyage est différent, en fonction de pourquoi vous êtes là-bas et avec qui vous êtes !

Si demain je devais retourner à Tokyo pour le vélo par exemple, ou même pour des vacances ce serait un voyage différent de celui que j’ai passé ; je verrais d’autres personnes, irais dans d’autres endroits. Mais le résultat serait le même : des souvenirs plein la tête.

  • Parlons ravito : toi qui accordes beaucoup d’attention à l’alimentation, comment as-tu trouvé les habitudes culinaires des japonais ?

Déjà dans la manière de manger il y a une différence : on met les plats sur la table et chacun pioche dans les différents plats. On retrouve cette notion de partage, jamais personne ne commande un plat uniquement pour soit. Ensuite, sur les habitudes culinaires, les japonais mangent assez peu en quantité, cependant ça reste délicieux. J’ai beaucoup aimé les soupes, les ramen, les viandes… Ils sont très fort sur la viande, le bœuf de Kobé est d’ailleurs considéré comme une des meilleure viande du monde, quand la cuisson est maitrisé avec un peu d’ail c’est juste parfait.

  • As-tu quelques recettes à nous partager ?

Alors pour les amateurs de nouilles qui désirent allier saveurs et légèreté, voici une recette classique de ramen que vous pourrez adapter en fonction de vos goûts et vos envies.

  • Vous faites un bouillon de légumes, avec des oignons, des carottes, un peu d’ail et vous assaisonnez à votre guise, avec du poivre, du gingembre ou encore du piment, pendant environ une trentaine de minutes.

  • Faites bouillir de l’eau pour faire cuire vos nouilles, cela prend environ deux ou trois minutes, sortez les nouilles du feu et égouttez-les.

  • Préparez un bol et mélangez le bouillon de légumes avec une dose de sauce soja, là aussi à votre guise en fonction de vos goûts. Le soja est une excellente alternative au sel, il est donc inutile de rajouter de ce dernier.

Le tour est joué, vous n’avez plus qu’à déguster avec ou sans baguettes ! Pour les plus gourmands, vous pouvez adapter cette recette avec des crevettes frits ou sautées à la cacahuète.

  • Pour finir, quel est ton programme de l’été ?

J’ai mon mémoire de fin d’études à rendre pour le 8 juillet, celui-ci me permettra, je l’espère, d’obtenir ma licence et ainsi de pouvoir continuer dans l’École de commerce où j’ai été admis. Je devais être au départ d’un trail en Suisse non loin de Verbier, mais cela va dépendre de comment évolue mon genou. Après ça, je vais profiter de quelques jours de vacances pour me reposer, rouler un peu plus et raccrocher un dossard, j’ai envie de faire la fin de saison dans l’optique de bien entamer la prochaine !

Il ne nous reste plus qu’à souhaiter un bel été à Quentin… et un bon appétit à toutes et à tous !

Rédigé par

Natacha Cayuela
Natacha Cayuela

Passionnée de vélo depuis ses dix ans, Natacha est la fondatrice du site qui ravitaille le cyclisme. Elle est également l'auteur du roman La Bonne échappée, où l'univers de la Petite Reine est mis à l'honneur.

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